Au large d’une île japonaise, un mystérieux monument mégalithique sous-marin d’environ 25 mètres de haut et s’étendant sur une centaine de mètres divise les scientifiques sur son origine. Entre vestiges d’une civilisation engloutie ou formation géologique naturelle due aux courants, l’origine de ce site intrigue toujours les plongeurs expérimentés.
Le mystère sous-marin du monument de Yonaguni au Japon
Situé à environ 25 mètres de profondeur au large d’une île japonaise si occidentale qu’elle se trouve plus près de Taiwan, le monument de Yonaguni attire les plongeurs pour ses blocs de roche imposants qui ressemblent à des constructions en Lego, selon le site Discoverwildlife. L’édifice s’étend sur une zone d’environ 100 mètres sur 60 mètres, soit la taille d’un terrain de hockey sur gazon, et atteint près de 25 mètres de hauteur.
Ce spectacle sous-marin présente des blocs rocheux formant des chemins et des escaliers, rappelant une ruine mégalithique.
La nature exacte de ce site divise les experts. D’un côté, le site Visit Okinawa Japan indique que cette topographie mystérieuse évoque une série de marches et de piliers en pierre, tout en précisant que le débat reste vif pour savoir s’il s’agit d’une relique artificielle d’une civilisation perdue ou d’un phénomène naturel. De l’autre, l’Office National du Tourisme du Japon relève que la structure semble bel et bien façonnée par l’homme, tout en rappelant qu’elle daterait de plusieurs milliers d’années, soit avant l’époque où les êtres humains disposaient des moyens nécessaires pour bâtir un tel ensemble.
Visit Okinawa Japan a indiqué : « Cette mystérieuse bande de topographie longue de 100 mètres semble être une série de marches et de piliers en pierre, mais le débat fait toujours rage pour savoir s’il s’agit d’une relique artificielle d’une civilisation perdue ou d’un phénomène naturel. »
Le géologue Masaaki Kimura défend la thèse d’une cité engloutie
Le géologue marin Masaaki Kimura soutient que ces structures faisaient autrefois partie d’une cité vieille de 5 000 ans, qui aurait sombré à la suite d’un tremblement de terre survenu il y a environ 2 000 ans. À l’inverse, d’autres géologues soutiennent que les formes surprenantes observées dans la roche résultent simplement de l’érosion causée par les courants marins, qualifiant le monument de merveille naturelle ancienne.
La zone est réputée pour ses courants extrêmement violents, au point que les plongeurs peuvent parfois se contenter de saluer le paysage en passant à toute vitesse, le secteur étant également très agité même dans des conditions idéales d’après Dive Planit. Pour les visiteurs non-plongeurs, des bateaux touristiques semi-submersibles permettent d’apercevoir la structure par beau temps, bien que la traversée s’accompagne souvent d’une houle importante provoquant des nausées.
L’isolement de l’île de Yonaguni à l’extrême ouest du Japon
L’île de Yonaguni se trouve à environ 69 milles de Taiwan et à 316 milles de l’île principale d’Okinawa, constituant ainsi la terre habitée la plus à l’ouest du Japon. L’office du tourisme local délivre d’ailleurs des certificats pour 500 yens, soit environ deux livres sterling, afin de prouver ce voyage vers l’extrême ouest du pays. S’y rendre implique soit un ferry de quatre heures depuis le port d’Ishigaki, assurant deux liaisons par semaine, soit un vol court de 30 ou 90 minutes au départ des aéroports d’Ishigaki ou de Naha, des trajets susceptibles d’être annulés ou reportés en cas de intempéries.