Publié le 22 novembre 2025 à 03h24. À l’occasion de son 50e anniversaire, le musicien folklorique suisse Frowin Neff se livre sur sa vision de la vie, marquée par la joie, la perte et un choix personnel : vivre sans enfants.
- Frowin Neff, figure emblématique de la musique folklorique suisse, célèbre son 50e anniversaire.
- Le musicien autodidacte, incapable de lire la musique, compose, yodle et joue de plusieurs instruments.
- Il évoque la mort récente de son frère et les raisons qui l’ont conduit à ne pas avoir d’enfants.
Frowin Neff est avant tout un vecteur de bonne humeur et un musicien folk d’une qualité rare. Son nom, Frowin, n’est pas le fruit du hasard. Il a mené l’enquête : « Frowin est un vieux nom germanique qui signifie « ami sage ».
Un homme à l’écoute, toujours prêt à aider. « J’ai tendance à penser aux autres avant de penser à moi-même », explique-t-il. Lors d’un repas, s’il y a quatre filets de bœuf et une saucisse de Bratwurst, il choisira sans hésiter cette dernière, laissant les filets aux autres. « Je m’en contente très bien ».
Autodidacte et passionné
Depuis 30 ans, Frowin Neff est le chef d’orchestre du Bergwald Yodelling Club. Il compose, yodle, joue de l’Örgeli (orgue à main), de l’accordéon et du dulcimer, mais il ne sait pas lire la musique. « Je suis autodidacte. Je ne peux pas déchiffrer une partition, je dois travailler chaque note individuellement », confie-t-il.
Pour lui, la musique est une affaire de cœur et de passion. « On ne peut pas lire l’âme d’un morceau sur une partition ». Au sein du quatuor « Waschächte », il affirme : « La musique doit être vivante et revigorante ! Rien de pire que de la musique live qui sonne comme du thé froid. »
Il a dédié « Road Runner Fox », un morceau de son nouvel album, à sa compagne de longue date, Sandra. Bouchère de formation, elle a non seulement un penchant pour les voitures rapides, mais elle soutient également Frowin Neff et veille à son bien-être.
Une autre pièce, « Carlos Zäuerli », est un hommage au bassiste de « Waschächte », Carlo Gwerder. « Carlo est plus qu’un collègue musicien, c’est un ami qui est là dans les bons comme dans les mauvais moments ». Chaque membre du quatuor apporte sa pierre à l’édifice, souligne Frowin Neff.
Malgré les épreuves, la vie continue
La mort de son père, il y a deux ans, était attendue. La disparition de son frère Pie, cette année, a été un choc. Il s’est écrasé dans l’Alpstein. Frowin peine encore à comprendre ce drame. Il a encore la chair de poule en se remémorant les funérailles où il a chanté avec son frère Clemens.
Chanter a été une façon de dire adieu. « La vie doit continuer », déclare Neff, qui a choisi de ne pas avoir d’enfants. « Mon partenaire et moi sommes des « animaux sauvages », nous travaillons dur et nous apprécions cela. Les enfants n’ont tout simplement pas leur place dans notre vie. »
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Image 1 sur 14. Frowin Neff est construit près de l’eau. Un yodel naturel peut parfois le faire pleurer.
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Photo 2 sur 14. Il dit qu’il aime laisser le filet aux autres et se contente d’une bratwurst.
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Image 3 sur 14. Il préfère recharger ses batteries dans la nature.
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Image 4 sur 14. Dans la forêt, Frowin Neff s’inspire également des mélodies des oiseaux.
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Image 5 sur 14. Daniel Häusler de SRF Musikwelle dit de lui : « En tant qu’interprète improvisé et autodidacte, il possède une excellente oreille, ce qui lui permet d’interpréter à tout moment des centaines de pièces à la première ou à la deuxième voix. »
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Image 6 sur 14. Sa partenaire Sandra soutient le musicien folk recherché.
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Image 7 sur 14. Il ne reste plus beaucoup de temps avec sa partenaire Sandra Stalder. Frowin Neff voyage beaucoup en tant que musicien et travaille également comme représentant sur le terrain pour une brasserie appenzelloise.
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Image 8 sur 14. Il joue dans d’innombrables formations et a un emploi du temps chargé.
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Image 9 sur 14. Frowin Neff est le ténor du chœur d’hommes pop « Heimweh ».
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Image 10 sur 14. Neff joue de l’accordéon dans son groupe habituel « Waschächt ». Il apprend le Schwyzerörgeli à l’âge de 9 ans et sait également utiliser le dulcimer.
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Image 11 sur 14. Frowin Neff renifle le roi de la musique folk Hans Aregger.
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Image 12 sur 14. Personne n’est trop petit pour être accordéoniste. Frowin Neff avec son premier Örgeli.
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Image 13 sur 14. Frowin Neff a montré très tôt ses compétences sur l’Örgeli lors de l’une de ses nombreuses apparitions.
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Image 14 sur 14. Lorsqu’il ne joue pas, ne chante pas, ne compose pas ou ne dirige pas, Frowin Neff a également une préférence pour « Bödele ».
Source de l’image : Écran SRF.
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Quand les larmes coulent en écoutant « Zäuerli »
Depuis 30 ans, Frowin Neff est passionné par les célébrations du Nouvel An dans l’arrière-pays appenzellois. Il est fasciné par les cloches et les costumes traditionnels. Avec sa partenaire, il confectionne lui-même le bonnet artistique et richement décoré de la belle femme.
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