Publié le 12 décembre 2023 16:30:00. Des manifestations massives contre la corruption et la politique fiscale ont conduit à la démission du Premier ministre bulgare Rosen Jelyazkov et de son gouvernement, quelques semaines avant l’entrée prévue du pays dans la zone euro.
- Le Premier ministre Rosen Jelyazkov a présenté la démission de son cabinet le 11 décembre.
- Des dizaines de milliers de manifestants ont réclamé des changements à travers la Bulgarie, accusant le gouvernement de corruption généralisée.
- Les protestations ont été alimentées par des préoccupations concernant la politique fiscale et l’augmentation des cotisations sociales.
La Bulgarie est plongée dans une crise politique après des semaines de contestation sociale. Rosen Jelyazkov a annoncé officiellement la démission de son gouvernement, une décision prise sous la pression de manifestations d’une ampleur rarement vue et face à la menace d’un vote de censure au Parlement. Les protestataires dénoncent une corruption endémique et une gestion économique jugée défavorable.
Les manifestations, qui ont débuté fin novembre, ont pris de l’ampleur ces derniers jours. Mercredi, des rassemblements ont eu lieu dans tout le pays, mais c’est à Sofia, la capitale, que la mobilisation a été la plus importante. Selon des estimations basées sur des images prises par drone, plus de 100 000 personnes, et peut-être jusqu’à 150 000, ont défilé dans les rues. Les manifestants ont notamment projeté des slogans tels que « Démission » et « Mafia, dehors » sur le bâtiment du Parlement.
La participation étudiante a été notable, les universités de Sofia ayant massivement contribué à gonfler les rangs des manifestants. Les organisateurs affirment que ces rassemblements ont dépassé ceux de la semaine précédente, qui avaient déjà rassemblé plus de 50 000 personnes. Ces événements interviennent à un moment crucial pour la Bulgarie, alors que le pays se prépare à adopter l’euro le 1er janvier prochain.
La situation politique reste incertaine et l’avenir du gouvernement bulgare est désormais entre les mains des négociations entre les différents partis politiques.
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