Publié le 25 décembre 2025 à 11h03. Lors de son premier message de Noël, le pape Léon a lancé un appel vibrant pour la paix, dénonçant en particulier la situation désastreuse à Gaza et les conflits qui ravagent le monde, tout en plaidant pour un dialogue sincère et respectueux.
- Le pape Léon a exprimé sa profonde préoccupation face aux conditions de vie des Palestiniens à Gaza, notamment ceux qui vivent dans des tentes exposées aux intempéries.
- Il a également déploré la situation des migrants et des réfugiés traversant le continent américain, un thème central de son pontificat.
- Le chef de l’Église catholique a appelé à la fin de toutes les guerres, citant spécifiquement l’Ukraine, le Soudan, le Mali, le Myanmar, la Thaïlande et le Cambodge.
Dans son sermon de Noël, le pape Léon a revisité le récit de la naissance de Jésus dans une étable, soulignant que Dieu avait choisi de se faire proche des plus vulnérables. Il a ensuite appliqué cette image à la situation actuelle à Gaza, interrogeant : « Comment, alors, ne pas penser aux tentes de Gaza, exposées pendant des semaines à la pluie, au vent et au froid ? »
Ce message, inhabituellement direct pour un discours de Noël traditionnellement plus spirituel, intervient alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est en vigueur depuis octobre, après deux ans de bombardements intenses et d’opérations militaires suite à l’attaque du Hamas contre des communautés israéliennes en octobre 2023. Les organisations humanitaires insistent sur l’insuffisance de l’aide acheminée à Gaza, où la quasi-totalité de la population est désormais sans abri.
Le pape Léon, élu en mai dernier pour succéder au pape François, a fait du sort des migrants l’un des piliers de son pontificat. Lors de sa bénédiction de Noël, il a également exprimé sa tristesse face à la situation des « migrants » et des « réfugiés » qui « traversent le continent américain ». Il avait déjà critiqué par le passé les politiques d’immigration restrictives du président américain Donald Trump, sans toutefois le nommer explicitement cette fois-ci.
Mercredi, dans son sermon de la veille de Noël, le pape avait déjà affirmé que refuser d’aider les pauvres et les étrangers revenait à rejeter Dieu lui-même. Il a également déploré les destructions causées par les guerres et l’absurdité de la violence imposée aux jeunes, déclarant :
« Fragile est la chair des populations sans défense, éprouvées par tant de guerres, en cours ou terminées, laissant derrière elles des décombres et des blessures ouvertes. »
Pape Léon
Dans son message « Urbi et Orbi » (à la ville et au monde), prononcé depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre devant des milliers de fidèles, le pape a appelé à la fin des conflits en Ukraine, au Soudan, au Mali, au Myanmar, en Thaïlande et au Cambodge. Il a souligné que la population ukrainienne était « tourmentée » par la violence et a exhorté toutes les parties à engager un « dialogue sincère, direct et respectueux » avec le soutien de la communauté internationale.
Concernant la Thaïlande et le Cambodge, où des combats frontaliers ont fait au moins 80 morts en trois semaines, le pape Léon a appelé à rétablir « l’ancienne amitié » entre les deux nations, afin de « travailler à la réconciliation et à la paix ».
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