Publié le 6 janvier 2026 à 00:16:00. La justice argentine a demandé ce lundi l’extradition de Nicolás Maduro, président vénézuélien arrêté aux États-Unis, pour l’intégrer à une enquête pour crimes contre l’humanité ouverte à Buenos Aires.
- Le procureur argentin Carlos Stornelli a sollicité l’extradition de Nicolás Maduro, actuellement détenu aux États-Unis.
- L’enquête argentine, lancée en 2023, porte sur des accusations de crimes contre l’humanité commis au Venezuela.
- La demande intervient après la capture de Maduro par les États-Unis et sa comparution devant un tribunal new-yorkais.
Buenos Aires a officiellement demandé l’extradition de Nicolás Maduro, le président vénézuélien, afin qu’il puisse être jugé en Argentine pour des crimes contre l’humanité. Le procureur Carlos Stornelli a déposé une requête auprès du juge Sebastián Ramos, président du Tribunal pénal et correctionnel fédéral n°2, soulignant l’importance d’intégrer Maduro à l’enquête en cours.
Dans son dossier, auquel l’agence EFE a eu accès, le procureur insiste sur l’urgence de la situation, compte tenu de la détention actuelle de Maduro aux États-Unis. Il demande que la procédure d’extradition soit initiée sans délai afin que le président vénézuélien puisse être confronté à la justice argentine.
Cette demande fait suite à l’arrestation de Maduro par les autorités américaines, survenue il y a quelques jours. Le président vénézuélien a comparu lundi devant un tribunal du district sud de New York, où il a plaidé non coupable des accusations de trafic de drogue, motif invoqué par l’administration de Donald Trump pour justifier son arrestation. Déclaration d’innocence de Maduro devant la justice américaine.
L’enquête argentine a été ouverte en 2023 à la suite d’une plainte déposée par le Forum argentin pour la défense de la démocratie (FADD), invoquant le principe de compétence universelle. Ce principe permet aux pays de poursuivre des crimes graves contre les droits de l’homme, indépendamment du lieu où ils ont été commis et de la nationalité des auteurs ou des victimes.
En septembre 2024, le juge Ramos avait déjà émis un mandat d’arrêt international contre Maduro, ainsi que contre Diosdado Cabello, ministre vénézuélien de l’Intérieur, et d’autres responsables du gouvernement vénézuélien. La Chambre fédérale avait alors ordonné la notification de ce mandat à Interpol, estimant que les dirigeants vénézuéliens avaient mis en œuvre un « plan systématique, dans le temps et de manière organisée » visant à persécuter, enlever, torturer et assassiner la population civile du Venezuela.
Le gouvernement de Javier Milei a rapidement exprimé son soutien à l’opération américaine et à la capture de Maduro, le qualifiant de menace pour le Venezuela et pour l’ensemble de la région.
mg (efé, Clarin)
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