Publié le 5 décembre 2025 à 21h21. Petrobras, l’entreprise pétrolière publique brésilienne, envisage de reprendre le contrôle de Braskem, le géant pétrochimique, en raison d’insatisfactions liées à l’accord actuel entre actionnaires et à la gouvernance de l’entreprise.
- Petrobras juge « possible » de reprendre l’exploitation de Braskem.
- L’entreprise publique souhaite renforcer les synergies entre ses activités pétrolières et pétrochimiques.
- Novonor, autre actionnaire de Braskem, cherche à vendre une partie de ses parts pour réduire sa dette (1 milliard de dollars).
Magda Chambriard, présidente de Petrobras, a révélé vendredi que la question d’une reprise de contrôle de Braskem était en discussion. Elle a toutefois souligné la nature préliminaire des réflexions.
« Écoutez, c’est un sujet en discussion, qui n’est pas clos, donc tout ce que j’en dirai ne serait que spéculation. »
Magda Chambriard, présidente de Petrobras
Selon la dirigeante, une plus grande implication de Petrobras dans Braskem permettrait d’« exercer davantage de synergies » entre les deux entreprises. Petrobras, en tant qu’acteur majeur du secteur pétrolier, estime pouvoir optimiser les opérations et les performances de Braskem, qui opère dans la pétrochimie.
Parallèlement, Novonor, l’autre principal actionnaire de Braskem, est en train de négocier la vente d’une partie de sa participation dans l’entreprise. Cette cession d’actifs vise à alléger la dette de Novonor, qui s’élève à 1 milliard de dollars (environ 925 millions d’euros).
Magda Chambriard s’attend à la conclusion d’un nouvel accord d’actionnaires chez Braskem cette année, en collaboration avec Novonor. Elle a également indiqué que les discussions entre les deux parties avaient évolué, laissant entrevoir des changements potentiels dans la structure de l’actionnariat.
