Publié le 17 octobre 2023. Le père d’Emmanuel Haro, un bébé de sept mois, a avoué avoir torturé et assassiné son fils, mettant fin à des semaines de recherches intenses et de fausses pistes lancées par sa mère. L’affaire, qui a captivé l’attention nationale, révèle un passé sombre de violences familiales.
- Jake Haro a plaidé coupable de meurtre au deuxième degré et d’autres chefs d’accusation.
- La mère, Rebecca Haro, est toujours accusée de meurtre et nie les faits.
- Les aveux de Jake Haro ont mis fin à une enquête marquée par des contradictions et des mensonges.
Jake Haro, 32 ans, a avoué devant la Cour supérieure du comté de Riverside, en Californie, avoir causé la mort de son fils, Emmanuel. La déclaration, faite en larmes, marque un tournant décisif dans cette affaire tragique. Il a reconnu sa culpabilité pour meurtre au deuxième degré, ainsi que pour des agressions ayant causé des blessures à un mineur et pour avoir fait de fausses déclarations à la police. Sa condamne est prévue le 3 novembre.
L’affaire avait débuté le 14 août à Cabazon, en Californie, lorsque Rebecca Haro avait signalé la disparition de son fils. Elle avait affirmé avoir été agressée par des inconnus alors qu’elle changeait la couche de son bébé devant un magasin de sport à Yucaipa, et que son enfant avait été enlevé. Cette version des faits, qui décrivait une agression commise par des individus hispaniques, avait rapidement été remise en question par les enquêteurs.
Le département du shérif du comté de San Bernardino avait immédiatement lancé des recherches intensives, mais les incohérences dans les témoignages des parents avaient rapidement éveillé les soupçons. Selon le New York Post, Rebecca Haro reste accusée de meurtre et continue de clamer son innocence. Les détails de la nouvelle plainte pénale à son encontre n’ont pas encore été entièrement divulgués par les autorités.
L’enquête a révélé un passé troublant pour Jake Haro. En 2023, il avait été reconnu coupable de cruauté envers un enfant, suite à des blessures graves infligées en 2018 à sa fille issue d’une précédente relation. La fillette avait subi une fracture du crâne, une hémorragie cérébrale et des côtes cassées. « Elle est encore en vie aujourd’hui, mais reste alitée à vie », a déclaré le procureur.
Au cours de sa détention, Jake Haro aurait avoué à un codétenu – qui s’est avéré être un informateur de la police – avoir provoqué la mort de son fils et avoir jeté son corps dans une poubelle. Il a également affirmé avoir accidentellement étouffé l’enfant pendant son sommeil, avant de l’enterrer, ce qui a conduit à plusieurs recherches infructueuses.
Les accusations formelles soulignent que les abus ont eu lieu entre le 5 et le 14 août, avant le signalement de la disparition, et qu’ils étaient le résultat de violences répétées. « Il a été maltraité pendant une période prolongée », a déclaré le procureur de district de Riverside, Michael Hestrin, comme l’a rapporté The Independent.
Rebecca Haro, qui n’a pas d’antécédents judiciaires, continue de nier les accusations depuis son centre de détention à Riverside. Son mari est actuellement incarcéré à l’établissement correctionnel Larry D. Smith, en attendant sa condamnation. Les deux parents avaient initialement lancé un appel public à l’aide, implorant le retour de leur fils, mais l’enquête a rapidement écarté la piste de l’enlèvement et a pointé du doigt leur responsabilité directe.
Les autorités présument désormais le décès d’Emmanuel Haro, après des recherches approfondies et des interrogatoires accablants. L’affaire reste suivie de près par l’opinion publique, et les procédures judiciaires se poursuivent.