Home AffairesLe pétrole brut en baisse lors des pourparlers de paix en Ukraine

Le pétrole brut en baisse lors des pourparlers de paix en Ukraine

by Amélie Bernard

Les espoirs d’une résolution rapide du conflit en Ukraine s’éloignent, entraînant une pression à la baisse sur les marchés de l’énergie et du café. Les négociations, bien qu’en cours, peinent à aboutir à un consensus, tandis que des facteurs économiques, comme les exemptions tarifaires sur les produits brésiliens, influencent les prix des matières premières.

Le marché pétrolier reste particulièrement sensible à l’évolution des pourparlers de paix. Les prix du brut ont terminé la semaine dernière en recul, avec une baisse de plus de 2,8 % pour l’ICE Brent, atteignant leur plus bas niveau depuis plus d’un mois. Cette tendance baissière s’est confirmée en début de semaine. Si les États-Unis affirment des progrès, le plan de paix en 28 points se heurte à de vives critiques, notamment de la part des dirigeants européens qui le jugent trop favorable à la Russie. Un accord semble peu probable à court terme, les divergences portant notamment sur d’éventuelles concessions territoriales de l’Ukraine et les limitations imposées à ses forces armées. L’Ukraine réclame également des garanties de sécurité claires et explicites.

L’impact potentiel d’un accord de paix sur les sanctions internationales est un facteur clé. Un cessez-le-feu augmenterait la probabilité d’une levée, ou d’un assouplissement, des sanctions économiques imposées à des entreprises russes comme Rosneft et Loukoïl (Lukoil). Les tensions sur le marché des distillats moyens se sont d’ailleurs atténuées depuis mardi, les négociations apaisant les craintes concernant les exportations russes de diesel, perturbées par les sanctions et les attaques de drones ukrainiens contre les raffineries russes.

Les spéculateurs ont continué de parier sur une hausse des prix du pétrole, augmentant leurs positions longues nettes sur l’ICE Brent de 13 497 contrats la semaine dernière, pour atteindre un total de 178 364 contrats. Une tendance similaire s’observe sur le gasoil ICE, avec une augmentation de 3 909 contrats, portant les positions nettes longues à 102 195 contrats.

Par ailleurs, la raffinerie Al-Zour au Koweït, d’une capacité de 615 000 barils par jour (b/j), devrait progressivement augmenter sa production à partir de décembre. Elle avait été contrainte de fonctionner à environ un tiers de sa capacité depuis octobre en raison de problèmes techniques. Cette reprise de production devrait contribuer à soulager les pressions sur l’offre de produits raffinés.

Sur le marché du café, les prix de l’Arabica ont chuté de plus de 6,5 % vendredi (terminant la journée en baisse de 1,9 %) après que l’administration Trump a étendu l’exemption tarifaire pour les produits alimentaires brésiliens. Cette décision, qui supprime les droits de douane de 40 % sur le café brésilien, devrait permettre de débloquer d’importants volumes d’approvisionnement.

Du côté de l’agriculture, les prévisions de récolte de blé en Australie-Occidentale, principal État producteur du pays, ont été revues à la hausse, atteignant 13,1 millions de tonnes pour 2025, soit le niveau le plus élevé depuis 2022. Cette augmentation, par rapport à une estimation précédente de 12,6 millions de tonnes, est due à des précipitations plus abondantes que prévu dans les principales régions agricoles.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.