La Thaïlande devrait retrouver une croissance économique modérée en 2025, après une période de contraction. Les prévisions, bien que prudentes, anticipent une reprise tirée par la consommation intérieure et les exportations, malgré un contexte mondial incertain.
Le Conseil national de développement économique et social (NESDC) table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,0 % pour l’année 2025. Cette estimation intervient après une contraction de 1,2 % au troisième trimestre, qui suit une croissance de 2,8 % enregistrée au deuxième trimestre. La consommation privée et les exportations sont identifiées comme les principaux moteurs de cette reprise, tandis que les investissements publics et les dépenses du secteur public ont connu une diminution.
Pour 2026, les perspectives s’améliorent légèrement, avec une croissance du PIB prévue entre 1,2 % et 2,2 %. Cette accélération serait soutenue par une dynamique positive du secteur privé, les politiques gouvernementales mises en œuvre et un rebond attendu du tourisme. Cependant, la croissance des exportations devrait rester modeste, avec un objectif de 35 millions d’arrivées de touristes.
Plusieurs facteurs pèsent sur ces prévisions. Le NESDC souligne un ralentissement de la demande intérieure, lié notamment au niveau d’endettement des ménages thaïlandais. La conjoncture économique mondiale, et en particulier les tensions commerciales avec les États-Unis, représentent également un risque pour les exportations. Les tarifs douaniers réciproques imposés par Washington pourraient freiner la croissance.
Néanmoins, les mesures gouvernementales, notamment les dépenses publiques et les programmes de relance comme le programme de portefeuille numérique, devraient contribuer à soutenir la consommation. La reprise du secteur touristique, bien que son rythme soit un élément clé, est également un facteur positif.
D’autres institutions financières et de recherche ont également publié leurs propres prévisions. La Banque de Thaïlande (BOT) anticipe une croissance de 2,2 % en 2025, portée par une production industrielle et des exportations plus performantes que prévu, mais elle met en garde contre les risques liés aux politiques commerciales américaines et aux tensions géopolitiques.
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 2,1 %, soulignant une performance surprenante au premier semestre de l’année grâce à la vigueur des exportations, mais anticipant un ralentissement au second semestre en raison de divers facteurs, dont l’impact des tarifs douaniers plus élevés.
La Banque mondiale propose une fourchette de 1,8 % à 2,0 %, citant l’incertitude politique persistante, le ralentissement mondial et les restrictions commerciales comme principaux risques. KASIKORNBANK (KRecherche) a revu ses prévisions à la hausse, à 1,8 %, en raison d’une augmentation des expéditions vers les États-Unis avant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures tarifaires. Cependant, elle maintient également ses alertes concernant les tarifs douaniers américains, le ralentissement du tourisme et les facteurs politiques internes.
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