Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu’il était temps de mettre fin à la guerre avec les États-Unis, estimant que Téhéran se trouve en position de force
. S’exprimant lors d’une rencontre avec des médecins, le dirigeant a affirmé qu’il valait mieux conclure le conflit maintenant, alors que le pays se trouvait en position de force et dans la dignité, et que le monde entier reconnaissait sa victoire, selon des propos rapportés par France 24. Il a également accusé Washington d’avoir attaqué des écoles, des hôpitaux et des infrastructures en violation des règles internationales.
Le président iranien défend la fin du conflit depuis une position de force
Cette intervention survient alors que les tensions restent vives près de six mois après le début du conflit déclenché par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, un contexte rappelé par Le Figaro. Téhéran continue de verrouiller le détroit d’Ormuz, tandis que les forces américaines maintiennent leur blocus naval. Sur le plan militaire maritime, le porte-avions USS George Washington est arrivé dans la zone d’opérations pour remplacer l’USS Abraham Lincoln, dont la mission de plus de neuf mois en mer a suscité des controverses aux États-Unis en raison des conditions de vie à bord, d’après les informations diffusées par RFI.
Défense du protocole d’accord et rejet des critiques
Face aux critiques de certains parlementaires iraniens et aux réserves initiales exprimées par le guide suprême Mojtaba Khamenei, le président Pezeshkian a défendu le protocole d’accord conclu en juin avec les États-Unis pour trouver une issue au conflit. Il a rejeté l’idée d’un signe de faiblesse, affirmant qu’il n’y avait pas la moindre clause indiquant une capitulation dans ce texte.
Cependant, la diplomatie iranienne maintient une ligne ferme face aux pressions accrues. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a qualifié de vouée à l’échec
la campagne de pression économique américaine, la comparant à un film répétitif.
Nouvelles sanctions américaines et riposte de Téhéran
Les déclarations des dirigeants iraniens font suite à l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions économiques. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que l’administration américaine privilégiait désormais la guerre économique pour faire s’effondrer le régime iranien et éviter la reprise d’opérations militaires à grande échelle, menaçant de sanctions tout pays maintenant des liens avec Téhéran.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a vigoureusement réagi en qualifiant ces mesures de terrorisme économique
et de crimes contre l’humanité, estimant que leurs instigateurs méritaient d’être jugés et punis. De son côté, la Chine a également critiqué cette stratégie, estimant que la pression américaine ne permettrait pas de résoudre la crise au Moyen-Orient.