Publié le 24 octobre 2023 18:22:00. Le prince Andrew est sur le point de quitter le Royal Lodge, sa résidence depuis plus de vingt ans, après une vive polémique concernant les conditions financières de son bail. Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante et de tentatives de redorer son image après les accusations d’abus sexuels.
- Le prince Andrew est en négociations avec le roi Charles III pour quitter le Royal Lodge.
- Le point de friction principal concerne le coût de sa nouvelle résidence et la compensation financière pour les rénovations effectuées au Royal Lodge.
- Cette situation fait suite à la renonciation du prince à ses titres et fonctions officielles, après les accusations portées par Virginia Giuffre.
Le prince Andrew pourrait bientôt quitter le Royal Lodge, sa demeure située dans le parc de Windsor, après des mois de critiques concernant les conditions exceptionnellement favorables de son bail. Selon des informations rapportées par le Telegraph, des discussions sont en cours avec les représentants du roi Charles III, mais le prince se montre réticent à abandonner sa résidence où il vit depuis plus de deux décennies.
Les négociations portent principalement sur deux points : le lieu de sa future résidence et l’indemnisation financière qu’il recevra pour les dépenses engagées dans la rénovation du Royal Lodge. Le prince, qui nie fermement les accusations d’abus sexuels portées par Virginia Giuffre, a tenté de tourner la page en renonçant à ses titres de duc d’York et à ses fonctions officielles la semaine dernière, avant la publication des mémoires de Mme Giuffre.
La controverse a pris de l’ampleur lorsque les détails du bail du prince Andrew ont été révélés. Il avait initialement versé 1 million de livres sterling (environ 1,15 million d’euros) pour obtenir un bail de 75 ans sur la propriété en 2003, et payait depuis lors un loyer symbolique, qualifié de « grain de poivre », si demandé. Il avait également déboursé 7,5 millions de livres sterling (environ 8,6 millions d’euros) pour les rénovations achevées en 2005, selon un rapport du National Audit Office.
L’accord prévoyait également une clause stipulant que le domaine de la Couronne devrait verser environ 558 000 livres sterling (environ 645 000 euros) au prince Andrew s’il renonçait au bail. Des allégations ont également émergé concernant une possible dissimulation du loyer symbolique dans une version expurgée du bail déposée au registre foncier il y a plus de 20 ans.
La Commission des comptes publics a confirmé qu’elle avait sollicité des informations complémentaires auprès du Crown Estate et du Trésor concernant ce bail. L’affaire a suscité un vif intérêt médiatique, avec des équipes de télévision et des photographes postés devant les portes du Royal Lodge, attendant des développements.
Le roi Charles III aurait déjà suggéré à son frère de déménager, mais le prince Andrew, soutenu par sa fille, la princesse Béatrice, et sa mère, Sarah Ferguson, semble hésitant à quitter le Royal Lodge. Des alternatives pourraient être envisagées sur les domaines privés du roi à Balmoral en Écosse ou à Sandringham dans le Norfolk, mais il reste à déterminer si le prince acceptera une résidence plus modeste.
Cette affaire survient après que le prince Andrew ait été accusé par Virginia Giuffre d’avoir été contraint d’avoir des relations sexuelles à trois reprises, notamment alors qu’elle était mineure. Le prince a toujours nié ces accusations et a conclu un accord financier avec Mme Giuffre en 2022, sans pour autant reconnaître sa culpabilité. The Guardian rapporte que le prince avait même tenté d’influencer la police pour lancer une enquête sur une campagne de diffamation contre son accusatrice.
L’annonce de la renonciation du prince à ses titres est intervenue après la révélation d’échanges de courriels avec Jeffrey Epstein en 2011, dans lesquels il affirmait être “dans le même bateau” que le délinquant sexuel condamné, malgré ses déclarations antérieures affirmant avoir rompu tout contact avec lui. Downing Street a indiqué qu’il n’y aurait pas de débat parlementaire sur la conduite du prince Andrew, estimant que le Parlement devait se concentrer sur des “questions importantes”.
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