Publié le 9 janvier 2024 16:15:00. Après une pause de quatre ans, la reproduction du kakapo, un perroquet nocturne incapable de voler et en danger critique d’extinction, a débuté en Nouvelle-Zélande, suscitant l’espoir d’un regain démographique pour cette espèce emblématique.
- Seuls 236 kakapos subsistent, répartis sur trois îles du sud de la Nouvelle-Zélande.
- La saison de reproduction actuelle pourrait donner naissance au plus grand nombre de poussins depuis le début des suivis.
- Un programme de rétablissement mené conjointement par le gouvernement et la tribu maorie Ngai Tahu est en cours depuis 1995.
La Nouvelle-Zélande célèbre le retour de la reproduction chez le kakapo (Strigops habroptilus), un perroquet unique au monde, incapable de voler et menacé d’extinction. La saison de reproduction a officiellement commencé la semaine dernière, une nouvelle particulièrement encourageante après une interruption de quatre ans. Seules 236 individus subsistent, répartis en trois populations distinctes sur des îles isolées du sud du pays.
Parmi ces kakapos, 83 femelles sont en âge de se reproduire, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une année record en termes de naissances. Deidre Vercoe, responsable des opérations de récupération des kakapos au sein du Département de la conservation, a exprimé son enthousiasme :
« C’est toujours excitant lorsque la saison de reproduction commence officiellement, mais cette année, elle semble particulièrement attendue après un si grand écart depuis la dernière saison en 2022. »
Deidre Vercoe, responsable des opérations de récupération des kakapos, Département de la conservation
Les équipes se préparent à une période d’accouplements intensifs au cours du mois prochain, avec l’espoir d’observer la plus grande saison de reproduction depuis le lancement du programme de rétablissement il y a trente ans. Ce programme, initié en 1995, est le fruit d’une collaboration entre le ministère de la Conservation et la tribu indigène maorie Ngai Tahu, alors que la population de kakapos n’était plus que de 51 individus.
Malgré des progrès significatifs, avec une population remontée à 252 oiseaux en 2022, la fragilité de l’espèce demeure. Seize kakapos sont décédés au cours des quatre dernières années, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts de conservation. Tane Davis, représentant de Ngai Tahu au sein du programme, a exprimé l’ambition à long terme de voir le kakapo prospérer sur l’ensemble de l’île du Sud :
« Nous voulons créer des populations de kakapo saines et autonomes qui prospèrent et ne se contentent pas de survivre. Cela signifie qu’à chaque saison de reproduction réussie, nous visons à réduire le niveau de gestion intensive et pratique pour revenir à un état plus naturel. »
Tane Davis, représentant de Ngai Tahu
Les premiers poussins sont attendus mi-février. Bien que toujours classé en danger critique d’extinction, le kakapo bénéficie d’un suivi attentif et d’un programme de conservation ambitieux, qui vise non seulement à augmenter le nombre d’individus, mais aussi à assurer la pérennité de l’espèce dans son environnement naturel.
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