Publié le 27 novembre 2023. Yamamori, institution discrète de Dublin, célèbre ses trente ans en revisitant avec succès les codes de la cuisine japonaise, tout en conservant l’esprit novateur qui a fait sa renommée.
Trente ans après son ouverture, Yamamori continue de prospérer sur South Great George’s Street, témoignant d’une longévité rare dans le paysage culinaire dublinois. Le restaurant, reconnaissable à son logo rouge emblématique, a su évoluer avec son temps, tout en restant fidèle à ses racines japonaises.
Pour beaucoup, Yamamori évoque des souvenirs d’une époque où la cuisine japonaise était une curiosité à Dublin. Le restaurant a ouvert ses portes en 1995, proposant alors un menu limité de tempura, d’udon et de bento. Aujourd’hui, la carte s’est considérablement étoffée, offrant un large éventail de sushis, de sashimis, de ramen, de plats teppanyaki et de grillades, chacun portant l’empreinte de l’identité originale de Yamamori.
L’établissement a subi une transformation visuelle au fil des ans. Les bancs ont été remplacés par des banquettes en cuir rouge foncé, séparées par des panneaux de verre dépoli, et le bar s’étend désormais sur toute la longueur d’un mur. L’ambiance est plus raffinée, mais l’esprit chaleureux et accueillant demeure.
La qualité des produits est au cœur de l’expérience Yamamori. Le menu propose une sélection de sushis et de sashimis, avec une attention particulière portée à la provenance du poisson. Le thon rouge (akami), servi en quatre morceaux pour 21,75 €, et la sériole (hamachi), à 20,25 €, sont coupés avec précision, révélant leur fraîcheur et leur saveur. Les nigiri de foie gras unagi (11,75 €), caramélisés comme une crème brûlée, offrent un contraste subtil entre le foie gras fondant et l’anguille glacée au soja.
Les gyoza japonais à la citrouille faits maison (13,25 €) sont une véritable réussite. Leur pâte légèrement croustillante renferme une garniture savoureuse de citrouille hachée, d’oignon, de graines de citrouille et de chou frisé. La tempura, qu’il s’agisse de crabe à carapace molle (15,25 €) ou de légumes (14,25 €), est enrobée d’une pâte légère et aérée, respectant les traditions culinaires japonaises.
La carte des sakés est également un point fort de Yamamori. Le saké Shiro tiède (45 €), propre et légèrement floral, se marie à merveille avec les plats proposés. La sélection est vaste, allant du Junmai croustillant au Daiginjo plus soyeux, et peut être dégusté chaud ou froid selon les préférences de chacun.
Le repas se termine par un dessert rafraîchissant : une glace au thé vert et à la framboise (8,95 €). Le matcha, terreux et frais, contraste avec l’acidité de la framboise, offrant une finale en douceur.
Le dîner pour deux, avec une bouteille de saké, s’élève à 150,45 €.
Verdict : Yamamori ne mise pas sur la nostalgie, mais sur la maîtrise des fondamentaux, déclinés avec constance depuis trente ans.
Origine des aliments : Larousse, Kish, Glenmar, Jim Franey et Japan Food Company.
Options végétariennes : Rouleaux de sushi végétariens, plateaux de nigiri, ramen et bento végétarien.
Accès aux personnes à mobilité réduite : L’établissement ne dispose pas de salle ou de toilettes accessibles aux fauteuils roulants.
Ambiance musicale : Rythmes lo-fi.