Home SantéLe saut à ski fait peur. Ils poseront des questions sur les injections péniennes, a prévenu l’entraîneur

Le saut à ski fait peur. Ils poseront des questions sur les injections péniennes, a prévenu l’entraîneur

by Sophie Martin

Publié le 8 janvier 2026 19:12:00. Des accusations de dopage pour augmenter la taille des organes génitaux secouent le monde du saut à ski, avec des allégations d’injections d’acide hyaluronique et de modifications illégales de combinaisons.

  • Des athlètes de saut à ski auraient recours à des injections d’acide hyaluronique dans le pénis pour augmenter leur volume.
  • Les mesures des paramètres corporels, incluant un scan 3D des organes génitaux, sont utilisées pour déterminer la taille de la combinaison.
  • Le sauteur norvégien Johann André Forfang a exprimé sa surprise face à ces accusations, affirmant avoir cru à une blague.

Une affaire de dopage pour le moins inhabituelle émerge dans le milieu du saut à ski, baptisée « Penisgate » par les médias. L’information a été initialement révélée par le quotidien allemand Bild, grâce à ses sources bien informées dans les coulisses de la discipline.

Selon les allégations, certains athlètes auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique pour augmenter le volume de leurs organes génitaux. Ces interventions auraient été réalisées avant la saison, lors des contrôles morphologiques obligatoires. Un scan 3D du corps de chaque sauteur est effectué, mesurant notamment la longueur du pénis, afin de déterminer la taille appropriée du tissu de la combinaison à l’entrejambe. L’objectif serait d’optimiser l’aérodynamisme et, par conséquent, la performance.

L’attention se porte particulièrement sur l’équipe de Norvège, suite à des cas de fraude impliquant des modifications illégales de combinaisons lors de la Coupe du monde de l’année dernière à Trondheim. Le sauteur norvégien Johann André Forfang a déclaré au journal norvégien Dagbladet :

« Rune Velta (l’entraîneur-chef) est entré dans le vestiaire avant les qualifications et a déclaré : ‘Vous devez être prêts à répondre aux questions sur les injections péniennes.’ Je dois admettre que je pensais qu’il plaisantait. »

Johann André Forfang, sauteur norvégien

Forfang a exprimé son étonnement lorsqu’il a appris que Bild avait publié un article sur cette pratique, et que l’information avait rapidement été reprise par les médias autrichiens :

« Mon Dieu, je ne le savais pas, c’est nouveau pour moi. »

Johann André Forfang, sauteur norvégien

Il a également admis que la taille des organes génitaux pouvait jouer un rôle, bien qu’il ait nié avoir lui-même recours à de telles pratiques :

« Ils mesurent rarement mon pénis. En fait, je ne l’ai mesuré que moi-même. Mais je suppose qu’ils spéculent sur le scanner corporel avant la saison. Et il y a une part de vérité là-dedans : il vaut mieux avoir chaud que froid pendant la mesure. »

Johann André Forfang, sauteur norvégien

Le directeur de l’hôpital de Krefeld, Kamran Karim, a été contacté par Bild et a expliqué qu’il n’était pas possible d’allonger le pénis par injection, mais qu’une augmentation temporaire de l’épaisseur pouvait être obtenue. Il a également souligné les risques pour la santé liés à de telles interventions.

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