Mis à jour le mardi 11 novembre à 03h57. Après des semaines de blocage, le Sénat américain a adopté un accord de compromis pour mettre fin à la plus longue paralysie du gouvernement de l’histoire des États-Unis, soulageant des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux restés sans salaire.
- Un accord de compromis a été adopté au Sénat pour mettre fin à la paralysie du gouvernement américain.
- Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été privés de salaire pendant plusieurs semaines.
- L’accord doit maintenant être approuvé par la Chambre des représentants.
Le Sénat américain a voté lundi en faveur d’un accord budgétaire qui met fin à une crise politique ayant paralysé l’administration fédérale depuis le 1er octobre. Le vote s’est soldé par 60 voix contre 40, avec le soutien d’une majorité de républicains et de huit démocrates, selon l’agence de presse Reuters. Cette paralysie, la plus longue de l’histoire américaine, a eu des conséquences directes sur des millions d’Américains, affectant notamment les services publics et le trafic aérien.
L’accord adopté rétablit le financement des agences fédérales et suspend jusqu’au 30 janvier les projets de réduction des effectifs de la fonction publique envisagés par le président Donald Trump. Aucun licenciement ne pourra donc être prononcé avant cette date.
La proposition doit maintenant être examinée par la Chambre des représentants, dominée par les républicains. Le président de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré souhaiter adopter l’accord dès mercredi, avant de le soumettre à la signature de Donald Trump.
« L’accord sur la réouverture de l’État est très bon »,
Donald Trump, président des États-Unis
Le financement est prolongé jusqu’au 30 janvier, ce qui signifie que la dette nationale américaine, qui s’élève déjà à 38 billions de dollars, continuera d’augmenter d’environ 1,8 billion de dollars par an (soit 1 800 milliards de dollars).
De nombreux démocrates expriment leur mécontentement, car l’accord ne garantit pas le maintien des subventions aux soins de santé dont bénéficient 24 millions d’Américains.
Un sondage Reuters/Ipsos mené fin octobre révélait que 50 % des Américains imputaient la responsabilité de la fermeture du gouvernement aux républicains, tandis que 43 % la trouvaient imputable aux démocrates.
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