Publié le 24 novembre 2023. Les dirigeants de 21 pays de la région Asie-Pacifique se sont réunis ce vendredi en Corée du Sud pour le sommet annuel de l’APEC, un événement marqué par un apaisement des tensions commerciales sino-américaines.
- Les États-Unis et la Chine se sont engagés à réduire les tensions commerciales, avec des concessions sur les tarifs douaniers et l’exportation de terres rares.
- Le sommet de l’APEC se concentre sur la promotion de la coopération économique et la résolution de défis tels que la concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine, les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, le vieillissement de la population et l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi.
- Le président sud-coréen Lee Jae-myung a appelé à un renforcement de la coopération régionale pour atteindre une prospérité partagée.
La réunion annuelle du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), créé en 1989, s’est ouverte ce vendredi à Kyongju, en Corée du Sud. L’événement, qui rassemble plus de la moitié du commerce mondial, est traditionnellement axé sur la promotion du libre-échange et de l’investissement pour stimuler l’intégration économique régionale.
Cette année, le sommet a été éclipsé par l’annonce d’un accord entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping pour tenter de désamorcer leur guerre commerciale. Trump a qualifié cet accord de « franc succès », affirmant qu’il entraînerait une réduction des droits de douane imposés à la Chine. En contrepartie, Pékin s’est engagé à autoriser l’exportation de terres rares et à reprendre ses achats de soja américain.
Les analystes estiment que cet apaisement entre les deux plus grandes économies mondiales apporte un soulagement à l’économie mondiale, qui craignait une escalade des tensions commerciales et une incertitude accrue sur les marchés internationaux.
Lors de la séance d’ouverture, le président sud-coréen Lee Jae-myung a souligné l’importance de la coopération régionale.
« Il est évident que nous ne pouvons pas toujours être du même côté, car nos intérêts nationaux sont en jeu. Mais nous pouvons nous rassembler pour atteindre l’objectif ultime d’une prospérité partagée. »
Lee Jae-myung, président sud-coréen
Il a également exprimé son espoir de « discussions franches et constructives sur la manière dont nous pouvons réaliser la vision de l’APEC face au nouveau défi d’un environnement économique international en évolution rapide. »
Après le départ de Donald Trump de Corée du Sud, l’attention s’est portée sur Xi Jinping, qui cherche à présenter la Chine comme un défenseur du libre-échange et une alternative au protectionnisme américain. Cette visite marque sa première apparition en Corée du Sud depuis onze ans.
Xi Jinping a prévu des rencontres bilatérales avec le président Lee Jae-myung, le Premier ministre canadien Mark Carney, et le Premier ministre japonais Sanae Takaichi, bien que la rencontre avec ce dernier n’ait pas encore été officiellement confirmée.
Outre la Corée du Sud, le Japon, le Canada et la Chine, le sommet de l’APEC réunit également des représentants de l’Australie, du Brunei, du Chili, de Hong Kong, de l’Indonésie, de la Malaisie, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines, de la Russie, de Singapour, de Taïwan, de la Thaïlande et du Vietnam.
L’APEC représente 60 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, près de la moitié du commerce mondial et regroupe 40 % de la population mondiale. Ses membres sont désignés comme des « économies » – et non des pays – afin de permettre la participation de la Chine, de Hong Kong et de Taïwan, ce qui constitue l’une des rares occasions où les délégations de Pékin et de l’île autonome, considérée par la Chine comme une « province rebelle », se rencontrent.
(Avec les informations de AP et EFE)
