Les marchés européens ont terminé en baisse ce mardi, contrastant avec une relative stabilité des contrats à terme américains, alors que les investisseurs attendent la décision de la Banque centrale européenne (BCE) concernant ses taux d’intérêt. L’incertitude plane autour des résultats des entreprises technologiques et de la position potentiellement plus ferme de la Réserve fédérale américaine (Fed), malgré un certain optimisme suscité par l’amélioration des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine.
La rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping a été qualifiée d’« incroyable » par le premier, les deux parties s’étant engagées à lever certaines restrictions à l’exportation et barrières commerciales. Bien que les marchés aient déjà en grande partie anticipé cette détente, elle contribue à apaiser les tensions mondiales et à soutenir les actifs considérés comme plus risqués.
Du côté des résultats d’entreprises, les performances sont mitigées. Meta (NASDAQ : META) a chuté de près de 8 % en raison des inquiétudes concernant ses dépenses importantes dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), tandis que Google (NASDAQ : GOOGL) a bondi de plus de 7 % grâce à une croissance inattendue de son activité cloud. Microsoft (NASDAQ : MSFT), quant à lui, a vu son action reculer en pré-marché après la publication de résultats décevants. Les investisseurs attendent maintenant avec intérêt les publications d’Amazon et d’Apple, prévues après la clôture des marchés et susceptibles d’influencer la direction du marché.
Malgré la prudence affichée par le président de la Fed, Jerome Powell, les marchés semblent convaincus que la banque centrale américaine ne s’écartera pas radicalement de sa trajectoire actuelle. Cette perception, combinée à l’amélioration des perspectives commerciales, devrait continuer à soutenir les marchés boursiers. Les actions ont montré une résilience surprenante face aux déclarations de Powell, ce qui suggère que le rallye actuel est principalement alimenté par l’enthousiasme autour de l’IA et la solidité des bénéfices des entreprises.
La dernière série de résultats technologiques, bien que contrastée, confirme que les revenus des entreprises restent robustes. Les prochains résultats permettront de déterminer si le rallye technologique peut se maintenir ou si les investisseurs exigeront de nouvelles preuves de croissance.
La conférence de presse de Powell a révélé une certaine divergence d’opinions au sein de la Fed, ce qui a entraîné un renforcement du dollar américain, avec une perte d’environ 10 points de base par rapport aux prévisions. Le billet vert s’est particulièrement apprécié face au yen japonais et au franc suisse, tandis que les devises liées aux matières premières ont bénéficié de l’amélioration des relations entre les États-Unis et la Chine.
Après des mois de tensions, le sommet Trump-Xi a abouti à une trêve commerciale, avec un gel d’un an des nouvelles escalades et un engagement à réduire les frictions. Cette mesure devrait réduire l’incertitude pour les entreprises et les investisseurs, et potentiellement stimuler les marchés boursiers.
Sur le front européen, les chiffres de la croissance économique ont surpris favorablement, notamment en France, où le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,5 % au troisième trimestre, dépassant les attentes. L’Allemagne, en revanche, a connu une stagnation de son économie, évitant de justesse une récession technique. Cependant, ces données ne devraient pas inciter la BCE à modifier sa politique monétaire.
Sur le plan technique, le S&P 500 continue de suivre une tendance haussière, avec des hauts et des bas successifs. Le support immédiat se situe entre 6 785 et 6 812 points, tandis que la résistance initiale se trouve autour de 6 950 points. Un franchissement de ce niveau pourrait ouvrir la voie à une progression vers les 7 000 points.
Sur le même sujet
