Home Nouvellesle “stratagème” terrible de son compagnon

le “stratagème” terrible de son compagnon

by Nicolas Lefèvre

Un homme a été mis en examen pour homicide sur conjoint après la découverte du corps calciné de sa compagne dans une voiture en Isère. L’enquête a révélé un mobile possible lié à un dépit amoureux et des tentatives de dissimulation des faits.

Le corps de Zaïa, 27 ans, a été retrouvé le mercredi 19 novembre, dans un véhicule incendié près de la RD18, à proximité de Saint-Marcel-Bel-Accueil. C’est un automobiliste qui a alerté les secours après avoir aperçu la voiture en feu vers 5h30 du matin.

Selon le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, le suspect, âgé de 39 ans, a « consenti à des aveux a minima ». Il a déclaré s’être rendu au domicile de la victime la veille pour lui faire une surprise. Une dispute a éclaté lorsque Zaïa lui a demandé de partir. L’homme affirme avoir alors violemment poussé la jeune femme, qui est tombée et s’est blessée à la tête, sans intention de la tuer.

Il a ensuite mis en œuvre un stratagème pour tenter de masquer son implication. Il a notamment envoyé des messages depuis le téléphone de la victime à une amie, selon le procureur. Après avoir « nettoyé le sang et enlevé les vêtements » de Zaïa, il a installé son corps sur le siège passager avant d’incendier le véhicule, dans le but de faire croire à un suicide et d’effacer les traces.

L’autopsie a révélé que le crâne de la victime était « en partie fragmenté », ce qui a conduit le parquet à requalifier l’enquête, initialement ouverte pour « recherches des causes de la mort », en « homicide volontaire ». Il a également été établi que Zaïa était décédée avant l’incendie, confirmant l’intervention d’un tiers.

« Le dépit amoureux est, à l’heure actuelle la piste principale qui pourrait expliquer le passage à l’acte », a déclaré Étienne Manteaux. Le suspect, condamné par le passé à des amendes pour des infractions routières et des violences dans le cadre d’un emploi de sécurité, entretenait une relation avec Zaïa depuis plusieurs mois, bien que chacun ait son propre domicile. Des proches de la victime avaient indiqué qu’elle ne souhaitait pas s’engager dans une relation durable.

Ce féminicide porte le nombre de femmes tuées en France en 2025 à 151, selon les associations de défense des droits des femmes. Plus de trois femmes sont victimes chaque jour de féminicides ou de tentatives de féminicides conjugaux, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente, selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées à l’approche du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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