Le Texas a porté l’affaire de son redécoupage électoral devant la Cour suprême des États-Unis, espérant obtenir le feu vert pour une nouvelle carte du Congrès jugée potentiellement discriminatoire envers les minorités. Cette manœuvre intervient alors que l’État cherche à consolider son avantage républicain à la Chambre des représentants lors des élections de 2026.
Dans un recours déposé vendredi, l’État texan demande à la plus haute juridiction américaine de suspendre la décision d’un tribunal inférieur qui estime probable que la nouvelle carte électorale viole les droits civiques des électeurs noirs et hispaniques. Cette décision pourrait obliger le Texas à utiliser l’ancienne carte, établie en 2021, pour les élections de l’année prochaine.
La carte redessinée cet été, dans le cadre d’une stratégie initiée par l’ancien président Donald Trump, vise à offrir aux Républicains cinq sièges supplémentaires à la Chambre. Un tribunal fédéral d’El Paso a toutefois estimé mardi que les associations de défense des droits civiques avaient de bonnes chances de prouver une discrimination raciale dans ce redécoupage.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte national de bataille acharnée autour du redécoupage électoral. D’autres États, comme le Missouri et la Caroline du Nord, ont également adopté de nouvelles cartes favorisant les Républicains, tandis que la Californie a réagi en approuvant une initiative visant à renforcer la représentation démocrate.
La Cour suprême examine par ailleurs une affaire distincte en Louisiane, qui pourrait avoir des conséquences sur la manière dont les circonscriptions sont établies en fonction de critères raciaux, en vertu de la loi sur les droits de vote. L’impact de cette décision sur le cycle actuel de redécoupage reste incertain à ce stade.
Le Texas a été le premier État à mettre en œuvre les recommandations de Donald Trump en matière de redécoupage, ouvrant la voie à une vague de contestations judiciaires dans plusieurs États, notamment en Californie, au Missouri et en Caroline du Nord.
