Caracas a fermement condamné mercredi les ingérences américaines au Venezuela et dans toute l’Amérique latine, appelant Washington à cesser toute tentative de déstabilisation politique dans la région. Le président Nicolás Maduro a dénoncé une politique d’interventionnisme jugée « illégale et brutale ».
S’exprimant lors d’un rassemblement en faveur de la souveraineté nationale, organisé à l’occasion du 166e anniversaire de la bataille historique de Santa Ines, le chef d’État vénézuélien a lancé un appel direct : « Nous exigeons la fin de l’interventionnisme illégal et brutal du gouvernement américain au Venezuela et en Amérique latine. » Il a également plaidé pour l’arrêt des « politiques de changement de régime, de coups d’État et d’invasions à travers le monde ».
La prise de position de Caracas intervient alors que les États-Unis maintiennent une présence militaire significative dans les Caraïbes depuis près de quatre mois, notamment au large des côtes vénézuéliennes. Washington justifie ce déploiement par la lutte contre le trafic de drogue, une explication que le Venezuela rejette en bloc, la considérant comme un prétexte à une intervention visant à provoquer un changement de régime.
Le président Maduro a par ailleurs exprimé sa gratitude envers les citoyens américains qui ont manifesté contre une éventuelle guerre avec le Venezuela, soulignant l’émergence d’un mouvement d’opinion publique croissant et puissant qui s’oppose à toute action militaire américaine contre son pays.
Sur le même sujet
