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Le Werder Brême peut-il rester en tête de la Bundesliga ?

by Camille Renault

Publié le 6 janvier 2024 à 04h10. Le Werder Brême domine actuellement la Bundesliga de tennis de table, mais la deuxième moitié de la saison s’annonce plus difficile en raison d’une concurrence accrue et d’un nouveau format de play-offs.

  • Le Werder Brême est actuellement en tête du classement de la Bundesliga de tennis de table.
  • Les transferts réussis, la flexibilité tactique et le travail de l’entraîneur Cristian Tamas sont les clés du succès actuel.
  • La compétition s’intensifie avec l’arrivée de nouveaux joueurs et un nouveau système de barrages.

Lundi matin, dans la salle d’entraînement historique du Werder, à Hemelinger Straße, l’atmosphère est détendue. Kirill Gerassimenko, Irvin Bertrand et Marcelo Aguirre effectuent leur première séance d’entraînement commune de l’année. Mattias Falck, lui, s’entraîne à Halmstad, en Suède, et rejoint généralement l’équipe trois jours avant les matchs. Cette ambiance sereine n’est pas surprenante : les quatre joueurs du Werder sont champions du premier tour de la Bundesliga, une ligue considérée comme la plus compétitive au monde.

Le prochain match des Vert-et-Blanc est prévu mardi prochain. L’équipe aborde cette seconde partie de saison avec un sentiment ambivalent. Si la première moitié de la saison a été exceptionnelle, la suite s’annonce plus ardue. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, comme le souligne le WESER-KURIER.

Trois raisons pour l’envolée du Werder

Le succès du recrutement : « L’arrivée d’Irvin a été un coup gagnant », affirme Sascha Greber, le manager de l’équipe. L’entraîneur Cristian Tamas renchérit : « Nous connaissions son potentiel et savions qu’il jouait intelligemment. » Le joueur français, Irvin Bertrand, qui évoluait auparavant à Mühlhausen, confirme :

« Oui, c’était la bonne étape. Les choses se passent parfaitement pour moi en ce moment. »

Irvin Bertrand, joueur de tennis de table Il figure désormais parmi les dix premiers du classement de la Bundesliga, ayant remporté six de ses sept matchs en simple et deux en double (une fois avec Gerassimenko et une fois avec Falck). L’entraîneur Tamas évoque un léger changement de style, privilégiant davantage le revers au détriment du coup droit. Coïncidence ou non, Bertrand a battu des adversaires qui lui avaient toujours résisté par le passé.

La tactique qui fonctionne : Cristian Tamas explique qu’il passe de nombreuses heures, avec Sascha Greber, à étudier les compositions possibles de l’équipe adverse. Cette tâche est souvent réalisée à l’aveugle, car la composition exacte de l’équipe adverse n’est généralement connue que deux heures avant le match. Néanmoins, cette approche s’est avérée fructueuse ces derniers mois. Le Werder a gagné en flexibilité tactique par rapport aux saisons précédentes. À la surprise générale, le meilleur joueur, Mattias Falck, a été positionné en troisième position. Cette stratégie a même permis de compenser le temps mis par Kirill Gerassimenko pour retrouver sa pleine forme.

Le rôle de l’entraîneur : « Il est la clé de notre succès », déclare Marcelo Aguirre, qui a créé la surprise en battant le champion olympique de Sarrebruck, Zhendong, début octobre. Cristian Tamas est reconnu et apprécié à Brême depuis de nombreuses années, non seulement pour son engagement et sa volonté de faire progresser ses joueurs, mais aussi pour son approche globale du développement personnel.

« Il ne s’agit pas seulement d’améliorer la puissance du lift. »

Cristian Tamas, entraîneur Avec Sascha Greber, il s’efforce de créer une atmosphère familiale au sein de l’équipe internationale de Brême. Les joueurs viennent régulièrement le consulter, lui et Sascha Greber, pour discuter de problèmes personnels, loin du monde du sport.

Trois raisons pour l’augmentation du niveau de difficulté

La densité de la compétition : Les joueurs du Werder s’accordent à dire que les matchs de championnat sont extrêmement disputés. « Ils se battent tous comme des chiens », explique Kirill Gerassimenko à propos de leurs adversaires. Les petites choses font souvent la différence. Brême compte actuellement six points d’avance, soit trois victoires, sur le TTC Schwalbe-Bergneustadt, cinquième, dans la course aux barrages. « Mais nous avions une bonne avance à la cinquième place et nous n’avons pas réussi à accéder aux barrages par le passé », se souvient Cristian Tamas.

Le renforcement de la concurrence : L’ASC Grünwettersbach a recruté l’Anglais Tom Jarvis, qui a déjà remporté de nombreux succès lors de tournois internationaux. En bas du classement, le TSV Bad Königshofen espère sortir de la zone de relégation grâce à l’arrivée du joueur chinois Xue Fei. Parallèlement, les équipes de tête, comme le Borussia Düsseldorf et le 1. FC Saarbrücken, veilleront à ce que leurs stars soient présentes lors des matchs de Bundesliga, plutôt que de participer à des tournois internationaux lucratifs, selon Sascha Greber. Il ne considère pas le Werder, leader actuel, comme le favori au titre. « Notre objectif », dit-il, « est d’atteindre les barrages. Et ensuite, nous verrons si nous pouvons créer la surprise. »

Le nouveau format des play-offs : Au tour principal, la lutte pour les places sera probablement intense jusqu’au dernier jour de match, et il y aura moins de place pour les considérations tactiques en vue des barrages. Le nouveau format vise à améliorer le championnat. Alors qu’auparavant, lors des demi-finales des barrages, le premier jouait automatiquement contre le quatrième et le deuxième contre le troisième, le vainqueur du tour principal pourra désormais choisir s’il souhaite affronter le troisième ou le quatrième. Il est peu probable que des équipes alignent une formation B pour des raisons tactiques lors de la dernière ligne droite de la Bundesliga.

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