Publié le 13 octobre 2025 à 18h16 HAE. Malgré les nouvelles menaces de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les marchés boursiers européens ont ouvert en hausse, portés par un revirement apparent de Donald Trump et des données économiques chinoises encourageantes.
- Les principales places boursières européennes ont progressé, le FTSE 100 à Londres gagnant 0,2%, tandis que Paris, Madrid et Francfort ont enregistré des hausses d’environ 0,5%.
- Donald Trump a laissé entendre une ouverture à un accord commercial avec la Chine après avoir initialement menacé d’imposer des droits de douane de 100% sur les importations chinoises.
- Les actions des sociétés minières ont tiré leur épingle du jeu à Londres, avec des gains importants pour Fresnillo, Endeavour Mining et Antofagasta.
Les marchés asiatiques ont quant à eux subi des pressions ce lundi, après l’annonce de nouvelles sanctions américaines et la riposte chinoise. Hong Kong a perdu 2,1%, Taïwan 1,4% et la Thaïlande 2%. Sur le continent chinois, Shenzhen a reculé de 1% et Shanghai de 0,2%.
La Chine a averti qu’elle prendrait des mesures de rétorsion si les États-Unis ne revenaient pas sur leur décision d’imposer des droits de douane supplémentaires. Cette escalade intervient après que Pékin a annoncé des restrictions sur les exportations de terres rares. Donald Trump avait initialement annoncé l’imposition de ces droits de douane le vendredi précédent.
Cependant, le ton a semblé s’adoucir dimanche, avec des déclarations de Trump suggérant une possible ouverture au dialogue. Sur son réseau social Truth Social, il a écrit :
« Ne vous inquiétez pas pour la Chine, tout ira bien ! Le très respecté président Xi vient de vivre un mauvais moment. Il ne veut pas de dépression pour son pays, et moi non plus. Les États-Unis veulent aider la Chine, pas lui nuire !!! »
Donald Trump
Parallèlement, les exportations chinoises ont affiché une croissance inattendue en septembre, augmentant de 8,3% sur un an, selon les données douanières. Cette performance dépasse les prévisions des économistes, qui tablaient sur une hausse de 6%. Les importations chinoises ont également progressé de 7,4%, atteignant leur plus haut niveau depuis 17 mois.
Lynn Song, économiste en chef pour la Grande Chine chez ING, a souligné que :
« La résilience de la Chine montre qu’elle a renforcé ses échanges commerciaux avec le reste du monde malgré le protectionnisme américain. »
Lynn Song, économiste en chef pour la Grande Chine chez ING
De son côté, Julian Evans-Pritchard, économiste chez Capital Economics, a mis en garde :
« Même si l’économie chinoise s’est montrée plus résistante que prévu face aux tarifs douaniers américains, un approfondissement des tensions avec les États-Unis présente encore des risques importants. »
Julian Evans-Pritchard, économiste chez Capital Economics
En parallèle, Lloyds Banking Group a mis de côté 800 millions de livres sterling supplémentaires (environ 930 millions d’euros) pour faire face aux éventuelles compensations liées au scandale des financements automobiles, portant sa provision totale à près de 2 milliards de livres sterling. Cette décision fait suite à la publication d’un document de consultation de 360 pages par la Financial Conduct Authority concernant un système de recours pour les clients lésés.
Agenda du jour :
- Columbus Day aux États-Unis : les marchés boursiers sont ouverts, mais les marchés obligataires sont fermés.
- 11h00 HAE : Annonce du prix Nobel d’économie.
