Publié le 26 septembre 2025. Les autorités de l’Administration Nationale de l’Éducation Publique (ANEP) ont exposé devant la commission budgétaire du Parlement uruguayen leur plan d’investissement pluriannuel pour la période 2025-2029, axé sur l’amélioration de l’accès, de l’inclusion et de la qualité de l’éducation pour tous les jeunes du pays.
- L’ANEP prévoit d’étendre l’accès à l’enseignement préscolaire dès l’âge de 3 ans et de généraliser l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur.
- Un effort particulier sera consenti pour soutenir les élèves issus de milieux défavorisés, avec des bourses, des aides économiques et des services de restauration scolaire.
- Le plan prévoit également un renforcement de la formation des enseignants et l’amélioration de leurs conditions de travail, ainsi que la création d’une Université Nationale de l’Éducation.
Présidés par Pablo Caggiani, le président de l’ANEP, et accompagnés des principaux responsables des différents niveaux d’enseignement (primaire, secondaire, technique professionnel), les représentants de l’ANEP ont présenté un budget ambitieux devant les parlementaires. Cette présentation, qui a duré plus de sept heures, a détaillé les orientations stratégiques pour les cinq prochaines années.
Selon les autorités, l’objectif principal est de garantir à chaque enfant et adolescent uruguayen une réelle opportunité d’apprendre et de s’épanouir. Pablo Caggiani a souligné l’importance d’un effort institutionnel majeur pour inverser la situation de près de 30 % des enfants vivant actuellement sous le seuil de pauvreté en Uruguay.
Le budget demandé sera donc alloué à l’universalisation de l’accès à l’éducation, avec une attention particulière portée à l’enseignement préscolaire, en étendant l’inscription dès l’âge de 3 ans. L’ANEP entend également promouvoir l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur, afin de permettre à tous les jeunes de poursuivre leurs études.
Outre l’accès, le plan budgétaire met l’accent sur le renforcement des parcours éducatifs grâce à un soutien financier et à des accompagnements personnalisés. La création de nouvelles cantines scolaires dans les établissements secondaires et l’extension du temps scolaire sont également prévues, afin de favoriser la réussite et la persévérance scolaire.
L’adaptation des programmes éducatifs à une perspective inclusive est également une priorité, avec une reconnaissance de la diversité et une amélioration de la coexistence scolaire. Les droits de l’homme seront placés au cœur de l’apprentissage, afin de former des citoyens responsables et engagés.
En ce qui concerne les enseignants et les équipes éducatives, l’ANEP prévoit d’investir dans leur formation continue et l’amélioration de leurs conditions de travail. La création d’un système de formation permanent, le développement d’une culture universitaire et la décentralisation de la gestion sont également envisagés.
Un projet phare de ce plan est la concrétisation de l’Université Nationale de l’Éducation, qui proposera des formations en recherche, en enseignement et en préprofessionnalisation. Une politique de troisième cycle, en collaboration avec le ministère de l’Éducation et de la Culture, l’Université de la République et l’Université Technologique, sera également impulsée.
Virginia Verdese a précisé que l’UTU (Université Technologique) prévoit d’augmenter son offre de formation tertiaire de 50 % et d’accueillir 9 000 nouveaux étudiants. Elle a également souligné la nécessité de rendre les centres éducatifs accessibles à tous, en lançant un nouveau plan de travaux comprenant des extensions, la construction d’espaces de soins, des zones inclusives et des salles d’allaitement, ainsi que la création de nouveaux centres éducatifs associés.
Walter Fernández Val, responsable du CFE (Conseil de Formation Professionnelle), a indiqué que son institution favoriserait la décentralisation, renforcerait la collaboration inter-institutionnelle et augmenterait le nombre de bourses pour les étudiants.
Gabriela Pérez, directrice de l’intégration éducative de l’ANEP, a rappelé que le message budgétaire accorde une priorité à l’universalisation de l’accès, à l’inclusion et à la continuité de l’éducation, en assurant la protection des parcours éducatifs.
Manuel Oroño a souligné l’importance de la collaboration avec d’autres institutions dans la mise en œuvre de la politique éducative. Des équipes interdisciplinaires seront mises en place dans les établissements scolaires, et la figure du professeur accompagnateur sera renforcée. L’extension du temps pédagogique, avec des tutorats, des activités sportives et culturelles, permettra également de mieux accompagner les élèves.
Gabriela Salsamendi a affirmé que la DGEIP (Direction Générale de l’Enseignement Initial et Primaire) promouvra une éducation engagée dans des communautés scolaires plus démocratiques et inclusives, en favorisant la participation des élèves. La coexistence scolaire sera renforcée comme un aspect clé de l’apprentissage, et les élèves auront accès à une éducation sexuelle intégrale.
« L’objectif de ces directives stratégiques retrace une feuille de route pour transformer le système éducatif vers une plus grande justice, équité et qualité dans l’apprentissage. »
Gabriela Salsamendi, Directrice de la DGEIP