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Les banques indiennes envisagent de financer du brut russe non sanctionné avec des contrôles stricts

Face aux nouvelles sanctions américaines, certaines banques indiennes étudient la possibilité de financer à nouveau des transactions pétrolières russes, à condition qu'elles impliquent uniquement des entités non soumises à des restrictions et respectent les plafonds de prix imposés.…

Les banques indiennes envisagent de financer du brut russe non sanctionné avec des contrôles stricts

Face aux nouvelles sanctions américaines, certaines banques indiennes étudient la possibilité de financer à nouveau des transactions pétrolières russes, à condition qu’elles impliquent uniquement des entités non soumises à des restrictions et respectent les plafonds de prix imposés. Cette volte-face intervient après un recul des achats de pétrole russe par l’Inde, conséquence directe des mesures prises contre les géants pétroliers Rosneft et Loukoïl.

L’Inde, qui importait jusqu’à un tiers de son pétrole de Russie avant les dernières sanctions, avait profité des prix plus bas proposés par Moscou. Cependant, les sanctions américaines ciblant Rosneft et Loukoïl ont incité les raffineurs indiens à se retirer du marché spot du brut russe pour le mois de décembre. Presque tous les raffineurs, à l’exception de deux, n’ont pas passé de nouvelles commandes.

Selon des sources citées par Bloomberg, les banques indiennes envisagent désormais de faciliter les échanges commerciaux en finançant des transactions impliquant du pétrole russe non sanctionné. Elles travaillent à la mise en place de mécanismes de conformité pour gérer les paiements, qui pourraient être effectués en dirhams des Émirats arabes unis ou en yuans chinois.

Parallèlement, les banques et les raffineurs indiens ont renforcé leur vigilance concernant les transactions potentielles, s’assurant que seules des entités, des navires, des commerçants et des assureurs non sanctionnés sont impliqués. Ce processus de vérification s’annonce complexe, compte tenu des trois dernières années durant lesquelles le commerce russe s’est développé via des circuits complexes pour contourner les sanctions.

L’Inde avait été désignée par l’ancien président américain Donald Trump comme le principal financeur des revenus pétroliers du Kremlin. À l’époque, New Delhi avait affirmé qu’elle continuerait d’acheter le pétrole le moins cher disponible, quelle que soit son origine. Cependant, les risques de sanctions secondaires américaines, et notamment la perte d’accès au système financier américain, semblent dissuader les acteurs indiens de prendre des risques excessifs.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.