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Technologie et science

Les Bourses européennes reculent face à l’IA, l’Iran et les élections

Les investisseurs font face à un recul marqué des marchés européens ce mardi 3 novembre, pénalisés par la prudence autour de l'intelligence artificielle, les frappes américaines contre l'île iranienne de Qeshm et les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Le quartier financier de Canary Wharf, vu depuis Greenwich, à Londres

Les investisseurs font face à un recul marqué des marchés européens ce mardi 3 novembre, pénalisés par la prudence autour de l’intelligence artificielle, les frappes américaines contre l’île iranienne de Qeshm et les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Les Bourses européennes reculent face aux craintes sur l’intelligence artificielle

Le CAC 40 à Paris est attendu en recul de 0,56% selon les premières indications, tandis que le Dax à Francfort cède 0,89%, le FTSE à Londres 0,37% et le Stoxx 600 0,63%. Les principales places boursières du continent ouvrent en nette baisse, entraînées par la mauvaise orientation du secteur technologique à New York la veille. Les opérateurs réagissent aux difficultés persistantes des valeurs liées à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.

À Wall Street, la séance de la veille a vu le Dow Jones gagner 0,41%, le S&P 500 abandonner 0,51% et le Nasdaq reculer de 1,07%. Les reculs ont touché de plein fouet des acteurs technologiques majeurs, à l’instar d’Oracle en baisse de près de 9% après l’annonce d’une levée de fonds de 20 milliards de dollars par émission d’actions et d’obligations.

Les marchés asiatiques et la Chine sous pression

L’indice STAR50, regroupant les leaders continentaux de l’IA et des semi-conducteurs, plonge de 5,29%. En Asie, les marchés chinois évoluent également dans le rouge, particulièrement touchés sur les segments technologiques.

Selon le gestionnaire de fonds Chen Jiande, les mesures de soutien dévoilées par les régulateurs chinois, incluant des opérations de prêt de la banque centrale et des facilités de swap pour financer les achats d’actions, ne suffiront pas à enrayer la baisse. Le Financial Times rapporte par ailleurs que l’autorité chinoise de régulation des marchés a tenu des réunions avec des banques d’investissement pour donner des instructions informelles visant à suspendre les introductions en Bourse. À Hong Kong, la tendance fait exception avec une progression de 0,11%, tandis que la Banque populaire de Chine a décidé de relever le ratio des réserves obligatoires en devises des institutions financières afin de freiner la récente progression du yuan.

L’incertitude politique américaine et la situation pétrolière

Le scrutin de mi-mandat qui se tient aux États-Unis ce mardi constitue un foyer majeur d’attentisme pour les investisseurs, avec le renouvellement de la Chambre des représentants et d’un tiers du Sénat sur fond de préoccupations croissantes des ménages pour le coût de la vie. Une bascule d’une ou des deux chambres aux mains des démocrates viendrait compliquer la fin du mandat du président Donald Trump, avec des implications directes sur la réglementation bancaire, les cryptomonnaies et les centres de données.

Mardi ne sera rien d’autre que la veille d’une journée bien plus importante

Les analystes d’ING

Le Brent avance de 1,31% à 106,14 dollars le baril et le brut léger américain WTI gagne 1,32% à 97,74 dollars. Du côté des matières premières, le pétrole progresse légèrement après un recul des prix de plus de 7% la veille motivé par des espoirs d’un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Cette remontée intervient après des frappes américaines contre l’île iranienne de Qeshm.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.