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Les critiques critiquent le nouveau test d’instruction civique pour les étrangers

Un nouveau test d'éducation civique, obligatoire à partir de janvier 2026 pour certaines demandes de titres de séjour et de naturalisation, suscite l'inquiétude des associations de défense des droits. L'examen, qui évalue la connaissance des valeurs de la…

Les critiques critiquent le nouveau test d’instruction civique pour les étrangers

Un nouveau test d’éducation civique, obligatoire à partir de janvier 2026 pour certaines demandes de titres de séjour et de naturalisation, suscite l’inquiétude des associations de défense des droits. L’examen, qui évalue la connaissance des valeurs de la République et des droits et devoirs des résidents en France, est perçu comme une source de stress inutile par les candidats.

Dès le 1er janvier 2026, les personnes souhaitant obtenir une carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident de 10 ans ou la nationalité française devront réussir un test écrit composé de 40 questions. L’association « Le français pour toutes et tous » alerte sur l’impact psychologique de cette nouvelle exigence.

« Quand on est confronté à des questions qui vous demandent de définir l’État de droit, cela stresse beaucoup de gens, même les Français trouveraient cela stressant », a déclaré un porte-parole de l’association à France Info. L’association craint que la peur de commettre une erreur, même sur une question anodine, ne conduise à une anxiété excessive chez les candidats.

Le test, qui se déroule dans un centre d’examen sur ordinateur ou tablette, dure 45 minutes et prend la forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM). Pour être validé, il faut obtenir au moins 80 % de bonnes réponses. Il comprend 28 questions portant sur des connaissances générales et 12 scénarios nécessitant une application pratique des principes républicains.

L’association a illustré ses préoccupations avec un exemple concret : « Une personne d’origine polonaise a passé un test directement à la préfecture et on lui a demandé quel dessert était populaire en France. Elle a dit ‘pain au chocolat’. Elle est venue nous voir une heure plus tard, paniquée, en disant ‘J’ai dit pain au chocolat, mais ce n’est pas un dessert !’ Elle avait peur d’être mal jugée et de se voir refuser la citoyenneté à cause d’une question comme celle-là. »

Par ailleurs, « Le français pour toutes et tous » s’inquiète des difficultés que pourraient rencontrer les candidats peu familiers avec les outils informatiques. L’association souligne que le test pourrait constituer un obstacle supplémentaire pour les personnes moins à l’aise avec le numérique.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.