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Les dépenses d’éducation de la Grèce restent parmi les plus faibles de l’UE

by Clara Dubois

Publié le 2025-12-02 12:25:00. Les dépenses publiques en éducation en Grèce restent parmi les plus faibles de l’Union européenne, un déficit chronique qui freine la modernisation du système scolaire et la capacité du pays à investir dans l’avenir.

La Grèce consacre une part relativement faible de ses ressources à l’éducation par rapport à la moyenne des États membres de l’UE, selon des données récentes d’Eurostat. Ce sous-investissement structurel limite les possibilités de modernisation des infrastructures, de renforcement des universités et de développement de programmes de recherche innovants.

En 2023, l’éducation a représenté 8 % des dépenses publiques totales en Grèce, se situant parmi les proportions les plus basses de l’Union européenne. En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la Grèce se maintient également en dessous de la moyenne européenne, malgré une légère reprise des dépenses depuis la crise financière.

Des disparités importantes au sein de l’UE

Plusieurs pays européens affichent un engagement fort envers l’éducation, en y allouant une part significative de leurs budgets. La Suède arrive en tête avec 14,6 %, suivie de l’Estonie (14,5 %) et de la Lettonie (14,0 %).

La Lituanie consacre 13,8 % de ses dépenses publiques à l’éducation, tandis que Chypre et l’Irlande investissent respectivement 12,5 % et 12,3 %. La Belgique complète ce groupe de pays prioritaires avec 11,9 % de son budget alloué à ce secteur.

Un investissement modéré dans de nombreux États membres

Un ensemble d’États membres de l’UE se situe dans une fourchette d’investissement intermédiaire, consacrant une part équilibrée, mais non exceptionnelle, de leurs dépenses publiques à l’éducation. Le Danemark et la Slovénie investissent à hauteur de 11,7 %, suivis de la Croatie, de Malte, des Pays-Bas et de la Finlande avec 11,3 %.

Le Luxembourg y consacre 10,7 %, tandis que la Hongrie, la Bulgarie et la Pologne dépassent légèrement les 10,5 %. La Tchéquie, le Portugal et la Slovaquie investissent chacun 10,3 %. Ces pays se rapprochent de la moyenne de l’UE-27, qui s’élève à 9,6 %.

Les pays les moins investisseurs

À l’autre extrémité du spectre, on trouve les pays qui allouent une part plus faible de leur budget à l’éducation. L’Autriche et l’Espagne investissent 9,3 %, tandis que l’Allemagne y consacre 9,2 %. La France contribue à hauteur de 8,8 % de son budget total au secteur, suivie de la Roumanie avec 8,4 %.

La Grèce n’investit que 8,0 %, ce qui la place parmi les pays les moins investisseurs de l’UE dans l’éducation, tandis que l’Italie se classe en dernier lieu avec 7,3 %. Ces disparités soulignent les inégalités d’investissement en Europe et les défis auxquels sont confrontés les pays disposant de ressources publiques limitées.

Évolution des dépenses d’éducation dans l’UE (1995-2023)

Entre 1995 et 2023, les dépenses en éducation de l’UE, exprimées en proportion du PIB, ont fluctué entre 4,6 % et 5,1 %. Elles s’élevaient à 4,9 % en 1995, sont tombées à 4,7 % en 2007, puis ont remonté à 5,1 % en 2009, lors de la crise économique. En 2020, les dépenses ont atteint 4,9 %, en raison de la contraction du PIB pendant la pandémie. En 2023, elles sont revenues à 4,7 %, reflétant un retour aux tendances d’avant la crise.

Mesurées en pourcentage des dépenses publiques totales, les dépenses d’éducation représentaient 9,2 % en 1995 et ont culminé à 10,4 % en 2002-2003. Depuis lors, elles ont progressivement diminué, passant de 10,0 % en 2019 à 9,6 % en 2023, bien que cela représente une légère augmentation par rapport aux 9,4 % de 2022. Ces fluctuations illustrent l’influence des cycles économiques et des changements de priorités sur le financement à long terme de l’éducation dans l’UE.

La trajectoire des dépenses d’éducation en Grèce

L’évolution des dépenses en Grèce reflète ses capacités économiques actuelles, se situant systématiquement parmi les plus faibles d’Europe. Au cours des deux dernières décennies, l’investissement public dans l’éducation a généralement varié entre 3,4 % et 4,6 % du PIB, et entre 7 % et 8 % des dépenses publiques totales.

Malgré quelques améliorations modestes ces dernières années, la Grèce n’a pas réussi à réduire l’écart par rapport aux pays les plus investisseurs. Ce sous-investissement persistant affecte tous les aspects du système éducatif, des infrastructures scolaires à la transformation numérique, en passant par la compétitivité de la recherche et la capacité du pays à préparer les étudiants aux secteurs émergents de l’économie verte et numérique.

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