Publié le 2024-02-29 14:35:00. Plus d’un adulte vivant avec le VIH sur trois en Afrique subsaharienne présentait des signes de résistance aux médicaments antirétroviraux (TAR) entre 2015 et 2019, selon une analyse récente. Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer l’observance thérapeutique et la surveillance de l’efficacité des traitements.
- Plus de 33% des personnes sous TAR en Afrique subsaharienne présentaient des mutations liées à la résistance aux médicaments entre 2015 et 2019.
- La résistance acquise, et non préexistante, est le principal problème identifié.
- Le manque de suppression virale et l’interruption du traitement sont fortement associés à l’apparition de cette résistance.
Une nouvelle analyse, publiée dans la revue Santé publique BMC, révèle une prévalence alarmante de la résistance aux médicaments du VIH en Afrique subsaharienne. Les chercheurs ont étudié des données issues des enquêtes d’évaluation de l’impact du VIH basées sur la population (PHIA), des études à grande échelle qui fournissent des informations essentielles sur la situation du VIH dans la région.
L’étude a porté sur neuf pays et a permis d’estimer la proportion d’adultes vivant avec le VIH qui développaient une résistance aux traitements. Les résultats indiquent que la résistance acquise, c’est-à-dire celle qui se développe pendant le traitement, est bien plus fréquente que la résistance préexistante. Cette résistance est étroitement liée à une charge virale non supprimée et à des interruptions dans la prise des médicaments.
« Les résultats soulignent que la résistance acquise, plutôt que la résistance avant le traitement, était le problème dominant dans cette population et était fortement associée à l’absence de suppression virale et au fait d’être sous TAR intermittent. Ces tendances indiquent des lacunes dans le soutien à l’observance, un changement de régime retardé et une surveillance insuffisante du traitement. »
Chercheurs (non spécifiés dans la source)
Les chercheurs insistent sur l’importance d’une surveillance continue et d’approches adaptées à chaque contexte national pour contrer cette menace croissante. Ils soulignent la nécessité d’améliorer le soutien aux patients pour garantir une observance rigoureuse du traitement, d’optimiser les changements de régime thérapeutique et de renforcer la surveillance de l’efficacité des médicaments. Une meilleure gestion de ces aspects est cruciale pour assurer l’efficacité à long terme des programmes de lutte contre le VIH en Afrique subsaharienne.
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