Home MondeLes entraîneurs africains prêts à perpétuer l’héritage de la CAN

Les entraîneurs africains prêts à perpétuer l’héritage de la CAN

by Clara Dubois

Publié le samedi 10 janvier 2026. La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 est marquée par une première historique : les quatre demi-finalistes sont entraînés par des techniciens africains, confirmant l’ascension des managers locaux au sommet du football continental.

  • Pour la première fois, la CAN pourrait être remportée par un entraîneur africain pour la quatrième édition consécutive.
  • Quinze des vingt-quatre équipes participantes étaient dirigées par des entraîneurs africains, avec un taux de succès remarquable en phase de groupes et lors des phases finales.
  • Hossam Hassan, sélectionneur de l’Égypte, a l’opportunité de rejoindre une liste très restreinte de légendes ayant remporté la CAN en tant que joueur et entraîneur.

Un tournant majeur s’est opéré dans le paysage footballistique africain. La CAN 2025 témoigne d’une confiance croissante dans les compétences des entraîneurs locaux, capables de rivaliser avec les meilleurs et de façonner l’avenir du football sur le continent. Cette tendance s’est affirmée ces dernières années avec les victoires de Djamel Belmadi (Algérie en 2019), Aliou Cissé (Sénégal en 2021) et Émerse Fae (Côte d’Ivoire en 2023), des succès qui mettent en lumière la richesse des connaissances tactiques et du leadership africain.

Walid Regragui (Maroc), Hossam Hassan (Égypte), Pape Thiaw (Sénégal) et Eric Chelle (qui dirige l’équipe du Nigeria) ont désormais l’occasion de perpétuer cette dynamique et de consolider la domination des entraîneurs africains. Les statistiques de la CAN 2025 sont éloquentes : sur les 24 équipes en lice, 15 étaient sous la direction d’un entraîneur africain. Onze d’entre elles ont franchi la phase de groupes, et les équipes dirigées par des techniciens africains ont remporté 75 % des victoires jusqu’à présent.

Au-delà des chiffres, cette performance reflète une cohésion d’équipe, une discipline et une compréhension profonde des spécificités du football africain, tant sur le plan mental que tactique et culturel. Les entraîneurs africains ont su transformer la CAN en une véritable vitrine de l’expertise locale, alliant innovation tactique et leadership inspirant. Leur capacité à motiver les joueurs, à s’adapter aux circonstances et à anticiper les mouvements de l’adversaire est devenue un atout majeur.

Seuls deux hommes ont jusqu’à présent réussi l’exploit de remporter la CAN à la fois en tant que joueur et entraîneur : Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi. Hossam Hassan pourrait bien devenir le troisième membre de ce cercle très fermé s’il parvient à mener l’Égypte vers la victoire en 2025, inscrivant ainsi son nom au panthéon du football africain.

Alors que la CAN 2025 approche de son dénouement, une chose est certaine : les sélectionneurs africains sont aux commandes. Quel que soit le vainqueur final, ce sera une victoire pour le continent, une célébration de l’expertise locale et une source d’inspiration pour les générations futures de managers africains.

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