Publié le 25 novembre 2025 à 19h31. La justice américaine envisage de poursuivre pénalement l’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, soupçonné d’avoir collaboré avec le régime de Nicolás Maduro, suite aux révélations explosives d’un ancien haut responsable du renseignement vénézuélien.
- Les autorités américaines étudient une procédure pénale contre José Luis Rodríguez Zapatero pour son rôle présumé de « collaborateur nécessaire » du gouvernement vénézuélien.
- Les déclarations d’Hugo Carvajal, surnommé « el Pollo », fournissent des informations jugées « déterminantes » sur des paiements présumés versés à Zapatero par le régime de Maduro via la compagnie pétrolière PDVSA.
- Les États-Unis ont demandé à l’Espagne de coopérer à une enquête sur les activités financières et l’augmentation du patrimoine de l’ancien président espagnol.
L’enquête américaine contre l’ancien président espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a pris une nouvelle dimension après les témoignages accablants d’Hugo Carvajal, ex-chef du renseignement militaire vénézuélien. Selon des sources judiciaires proches du tribunal du district sud de New York, la justice américaine pourrait engager « au plus vite » une procédure pénale à l’encontre de M. Zapatero, soupçonné d’être un « collaborateur nécessaire » du régime de Nicolás Maduro.
Les déclarations de Carvajal, livrées au cours des derniers mois, sont considérées comme cruciales par les autorités américaines. Elles incluent des informations précises sur des paiements présumés versés à M. Zapatero par le gouvernement vénézuélien, via la compagnie pétrolière nationale PDVSA. Ces éléments pourraient permettre d’enquêter sur la participation de l’ancien chef du gouvernement espagnol à des activités liées à la politique et à l’économie de Caracas.
L’affaire est traitée par le tribunal fédéral en charge de l’affaire Pollo Carvajal, après son extradition d’Espagne en 2023. Selon des informations rapportées par Ils se sont levés, la documentation fournie par le général de division à la retraite ne se limiterait pas aux transferts économiques en faveur de M. Zapatero, mais inclurait également des opérations liées au secteur énergétique vénézuélien et au recours à des intermédiaires financiers.
Parallèlement, les États-Unis ont sollicité la coopération de l’Espagne pour examiner l’activité financière de l’ancien président et l’évolution de son patrimoine. Cette demande s’inscrit dans un contexte plus large, celui de l’application de la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act) par la Maison Blanche, depuis le 14 août, devant un tribunal de Floride. Cette loi permet de traquer et de poursuivre les personnes liées, directement ou indirectement, à des organisations criminelles ou à des réseaux de trafic de drogue, une catégorie dans laquelle Washington inclut Nicolás Maduro, sa vice-présidente Delcy Rodríguez et d’autres hauts responsables du régime chaviste.
Le témoignage de Carvajal aurait renforcé l’hypothèse selon laquelle M. Zapatero faisait partie de ce réseau, ouvrant la voie à une éventuelle procédure pénale qui pourrait s’ajouter à des sanctions économiques. Le Département d’État envisage actuellement deux scénarios : imposer une sanction « modérée » ou appliquer une sanction économique plus sévère, envoyant ainsi un signal « exemplaire ». Ces sanctions pourraient inclure la saisie d’avoirs et de propriétés aux États-Unis, via l’inscription de l’ancien président sur la liste de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), le mécanisme par lequel le Trésor américain gèle les avoirs et impose des restrictions financières aux individus associés à des activités illicites.
La date de la lecture de la sentence de Carvajal a été reportée à deux reprises – initialement prévue le 29 octobre, puis le 19 novembre, et maintenant fixée au 12 février 2026 – en raison du volume important d’informations qu’il continue de fournir. Sa défense a présenté des éléments qui mettent en lumière le rôle du Cartel des Soleils dans la structure du pouvoir du chavisme et identifient les réseaux internationaux qui auraient facilité les opérations de trafic de drogue. Carvajal a plaidé coupable en juin pour trafic de drogue et crimes de narcoterrorisme, cherchant à éviter la prison à vie et à être incarcéré dans une prison d’État plutôt que fédérale, objectif qu’il espère atteindre grâce à sa collaboration avec les autorités américaines.
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