Home NouvellesLes États-Unis ont commencé le transfert de ressources aériennes, terrestres et navales vers le Moyen-Orient au milieu de tensions régionales dues à la crise en Iran.

Les États-Unis ont commencé le transfert de ressources aériennes, terrestres et navales vers le Moyen-Orient au milieu de tensions régionales dues à la crise en Iran.

by Nicolas Lefèvre

Publié le 16 janvier 2024 à 08h20. Face à la répression des manifestations en Iran, qui a fait plus de 3 400 morts selon les estimations, les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient, notamment en déployant un porte-avions et des moyens aériens supplémentaires.

  • Les États-Unis envoient le porte-avions USS Abraham Lincoln et des navires d’escorte vers le Moyen-Orient depuis la mer de Chine méridionale.
  • Des avions de guerre, incluant des chasseurs, des avions d’attaque et des avions de ravitaillement, sont également en route vers la région.
  • Le Pentagone renforce la défense aérienne au Moyen-Orient, notamment dans la zone de la base Al Udeid au Qatar.

En réponse à la crise actuelle en Iran, marquée par des manifestations massives et une répression sévère des autorités, l’administration américaine a décidé de renforcer sa présence militaire dans la région. Selon des responsables américains cités par le New York Times, le porte-avions USS Abraham Lincoln, accompagné de son groupe aéronaval, se dirige vers le Moyen-Orient. Ce déploiement, qui prendra environ une semaine, intervient dans un contexte de tensions croissantes et de craintes quant à une escalade du conflit.

Outre le porte-avions, des moyens aériens supplémentaires, comprenant une combinaison de chasseurs, d’avions d’attaque et d’avions de ravitaillement, sont également en cours d’acheminement vers la région, en provenance d’Europe. Certains de ces appareils remplaceront des unités déjà déployées, tandis que d’autres prolongeront leur mission en fonction de l’évolution de la situation.

Le Pentagone prend également des mesures pour renforcer la défense aérienne au Moyen-Orient, en particulier autour de la base Al Udeid au Qatar. Des missiles intercepteurs et des systèmes de protection supplémentaires sont envoyés pour protéger les installations américaines en cas de représailles potentielles du régime iranien.

Selon des sources militaires rapportées par Fox News, des moyens aériens, terrestres et navals américains supplémentaires seront déployés dans les jours et semaines à venir, afin de fournir au président Donald Trump un éventail d’options militaires en cas de décision d’intervenir contre le régime des Ayatollahs. Il n’est pas précisé si l’USS Abraham Lincoln, actuellement en mer de Chine méridionale, ou d’autres porte-avions partis de Norfolk et de San Diego, seront impliqués dans ce déploiement.

En cas d’action militaire, les États-Unis envisagent une opération plus offensive que celle menée contre Nicolas Maduro au Venezuela, selon les mêmes sources. Actuellement, environ 30 000 soldats américains sont affectés à la région du Commandement central américain (CENTCOM), qui couvre le Moyen-Orient. La présence navale américaine comprend également trois destroyers et trois navires de combat littoral.

Parallèlement, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité que « toutes les options sont sur la table » pour « arrêter le massacre » en Iran.

« Le président américain est un homme d’action, pas de paroles interminables comme celles que nous entendons aux Nations Unies. Il a clairement fait savoir que toutes les options étaient sur la table pour arrêter le massacre, et personne ne devrait mieux comprendre cela que les dirigeants du régime iranien. »

Mike Waltz, ambassadeur américain auprès de l’ONU

Waltz a dénoncé la politique du régime iranien, qu’il accuse de gouverner « par la répression, la violence et l’intimidation » et de « déstabiliser » le Moyen-Orient depuis des décennies. Il a appelé la communauté internationale à se tenir aux côtés du peuple iranien et à mettre fin à « la négligence et à l’oppression » dont il souffre.

Bien que le président Trump ait envisagé de suspendre une éventuelle opération militaire, le Pentagone a profité de cette pause pour envoyer des armes et des équipements défensifs supplémentaires dans la région.

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