Publié le 22 décembre 2023 08:30:00. En réponse à une attaque meurtrière contre des forces américaines en Syrie, Washington a lancé une série de frappes massives contre des cibles liées à l’État islamique, tout en prenant une décision historique concernant les sanctions économiques imposées à Damas.
- Les États-Unis ont mené plus de 70 frappes contre des infrastructures et des sites d’armement de l’EI en Syrie.
- L’opération, baptisée “Hawkeye Strike”, est présentée par l’administration Trump comme une “déclaration de vengeance”.
- Le Congrès américain a voté pour mettre fin aux sanctions économiques imposées à la Syrie, ouvrant la voie à des investissements étrangers.
Les États-Unis ont riposté avec force à l’attaque du 13 décembre à Palmyre, en Syrie, qui a coûté la vie à deux membres de la Garde nationale de l’Iowa et à un interprète civil. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir ciblé plus de 70 sites dans le centre du pays, en utilisant des avions de combat, des hélicoptères d’attaque et de l’artillerie. Plus de 100 munitions de précision ont été utilisées pour frapper des infrastructures et des dépôts d’armes de l’État islamique.
Le secrétaire d’État Pete Hegseth a qualifié l’opération de « déclaration de vengeance », soulignant la détermination de l’administration Trump à protéger ses citoyens.
« Si vous attaquez des Américains, n’importe où dans le monde, vous passerez le reste de votre courte et anxieuse vie en sachant que les États-Unis vous traqueront, vous retrouveront et vous tueront sans pitié. »
Pete Hegseth, secrétaire d’État
Selon Centcom, les forces américaines et leurs alliés ont mené dix opérations en Syrie et en Irak depuis l’attaque de Palmyre, neutralisant ou capturant 23 terroristes. Le président Donald Trump a dénoncé la perte de « trois grands patriotes américains » et a qualifié l’attaque de l’EI d’acte hostile envers les États-Unis et la Syrie, survenant dans une zone où le contrôle des autorités syriennes est limité.
Parallèlement à cette riposte militaire, le Congrès américain a pris une décision majeure concernant la Syrie. Les législateurs ont voté à une large majorité (77 voix contre 20) pour lever les sanctions économiques imposées au pays, une mesure qui pourrait stimuler les investissements et la reconstruction après plus d’une décennie de guerre civile. La sénatrice Jeanne Shaheen, figure de proue des démocrates à la commission sénatoriale des relations étrangères, a salué cette décision comme une « étape décisive » pour offrir au peuple syrien une « réelle chance de se reconstruire ».
Cette levée de sanctions intervient après que le président Trump ait déjà suspendu à deux reprises leur application, sous la pression de l’Arabie saoudite et de la Turquie, alliés du nouveau gouvernement syrien dirigé par Ahmed al Sharaa. Ce dernier, qui avait auparavant dirigé une coalition ayant renversé le régime de Bachar al Assad, craignait que les sanctions ne découragent les investissements étrangers.
Avec des informations d’Europa Press et de l’AFP.
