Publié le 4 janvier 2026 à 20h46. Les récentes déclarations du président américain Donald Trump concernant le Venezuela, notamment sa critique de Maria Corina Machado et la menace d’une nouvelle intervention, suscitent de vives inquiétudes quant à la souveraineté du pays et au respect du droit international, selon une analyse exclusive de la journaliste cubaine Ana María Badia.
- Ana María Badia souligne que les interventions militaires américaines passées n’ont pas apporté prospérité ou stabilité aux pays concernés.
- Les propos de Trump remettent en question les principes fondamentaux du droit international, en particulier la souveraineté des États et l’interdiction du recours à la force.
- La menace d’une « deuxième vague » d’intervention suscite l’inquiétude de la communauté internationale et rappelle les conséquences désastreuses d’interventions similaires dans d’autres régions.
La journaliste cubaine Ana María Badia a offert à teleSUR une analyse approfondie des implications des déclarations de Donald Trump sur le Venezuela. Ses propos, qui évoquent une possible « direction » d’une transition politique et une menace d’une nouvelle intervention, sont perçus comme une atteinte à la souveraineté vénézuélienne et au droit international.
Badia met en garde contre les précédents historiques. « L’histoire montre que les interventions militaires américaines n’ont pas conduit à la prospérité ou à la stabilité dans les pays touchés », a-t-elle déclaré. « Cette expérience suscite des inquiétudes quant au coût humain pour le peuple vénézuélien si une transition menée par les États-Unis devait se concrétiser. »
Trump a également critiqué Maria Corina Machado, affirmant qu’elle ne présente « aucun leadership » et que « le peuple vénézuélien ne veut pas d’elle ». Badia interprète ces déclarations comme une stratégie de « différenciation », visant à diviser l’opposition vénézuélienne et à identifier des personnalités politiques plus favorables aux intérêts américains.
« Cette stratégie pourrait chercher à positionner ou à déplacer des personnalités politiques dans le paysage vénézuélien, avec de possibles contradictions par rapport aux expressions précédentes »,
Ana María Badia, journaliste et analyste cubaine
Cette manœuvre suggère une reconfiguration tactique de la politique américaine envers le Venezuela, après l’échec des tentatives précédentes de déstabilisation, notamment le soutien au gouvernement parallèle autoproclamé de Juan Guaidó et les campagnes de « pression maximale » par le biais de sanctions économiques.
La menace d’une « deuxième vague » évoquée par Trump a provoqué une vive inquiétude au sein de la communauté internationale. Badia souligne qu’un tel plan d’action devrait alerter tous les acteurs internationaux, quel que soit leur positionnement politique.
L’analyste rappelle que les interventions passées, en Irak, en Libye, en Afghanistan et ailleurs, ont eu des conséquences dévastatrices, entraînant des pertes humaines considérables, des destructions massives et un chaos durable.
Les déclarations de Trump remettent également en question les principes fondamentaux du droit international, notamment les articles 1 et 2 de la Charte des Nations Unies, qui consacrent le respect de la souveraineté des États et l’interdiction du recours à la force dans les relations internationales.
L’attaque survenue samedi dernier a fait des victimes civiles à Caracas, Aragua, Miranda et La Guaira. Le président Nicolas Maduro et la première dame Cilia Flores seraient détenus par les forces américaines. Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé la présence de représentants russes sur le territoire américain et a exigé leur libération immédiate.
La vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez a convoqué un Conseil de la Défense nationale et a affirmé avec fermeté : « Au Venezuela, il n’y a qu’un seul président et il s’appelle Nicolas Maduro. » Le gouvernement bolivarien a activé tous les mécanismes de défense globale, mobilisant les Forces armées nationales bolivariennes et la population pour protéger l’intégrité territoriale du pays.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié les attentats de « très grave affront à la souveraineté » et a averti qu’attaquer des pays constitue une violation flagrante du droit international, menant à un monde où « la loi du plus fort » prévaudrait sur le multilatéralisme.
Le Mexique a condamné les actions militaires comme une violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé sa « solidarité ferme » avec le Venezuela et a réaffirmé le soutien de Moscou au gouvernement bolivarien.
Badia contextualise l’attaque dans le cadre d’une longue histoire d’interventionnisme américain en Amérique Latine, évoquant les invasions du Guatemala (1954), de la République dominicaine (1965), de la Grenade (1983), du Panama (1989), ainsi que les coups d’État au Chili (1973), en Argentine (1976) et au Honduras (2009), parmi de nombreux autres épisodes qui ont marqué des décennies d’instabilité régionale.
🚨 Les dirigeants du Congressional Hispanic Caucus qualifient d’« inexcusables » les dépenses de Trump de « milliards de dollars » pour une action militaire « non autorisée » au Mexique. #Venezuela🚨https://t.co/wbIbDNAavL
— teleSUR TV (@teleSURtv) 3 janvier 2026
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