Publié le 30 décembre 2025 à 18h48. Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran et du Venezuela, accusés de collaborer dans le domaine des drones, une mesure visant à intensifier la pression sur le régime de Nicolás Maduro.
- Dix personnes et entités vénézuéliennes et iraniennes sont visées par ces sanctions.
- L’entreprise vénézuélienne EANSA est accusée d’assembler des drones iraniens sur son territoire.
- Washington considère cette coopération comme une menace pour ses intérêts dans la région.
Le département du Trésor américain a sanctionné ce mardi 30 décembre 2025, dix individus et organisations basés au Venezuela et en Iran, impliqués dans l’acquisition de drones de conception iranienne et de produits chimiques pouvant servir à la fabrication de missiles balistiques. Ces sanctions interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas, où les États-Unis cherchent à accroître la pression sur le président Nicolás Maduro.
Parmi les entités sanctionnées figure l’Empresa Aeronáutica Nacional (EANSA), une entreprise vénézuélienne, ainsi que son président, José Jesús Urdaneta. Selon les autorités américaines, EANSA est responsable de la maintenance et de l’assemblage au Venezuela des drones Mohajer, produits par la société iranienne d’industrie de défense Qods Aviation Industries (QAI). Washington affirme que les relations commerciales entre EANSA et QAI remontent à 2006.
Les sanctions visent également des transactions d’une valeur de plusieurs millions de dollars concernant la vente au Venezuela de drones de la série Mohajer-6. Ces véhicules aériens sans pilote, fabriqués par QAI, sont dotés de capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.
Les nouvelles sanctions imposent le gel de tous les avoirs aux États-Unis des personnes et entités concernées et interdisent à tout citoyen américain de réaliser des transactions avec elles.
« La fourniture continue d’armes conventionnelles par l’Iran à Caracas constitue une menace pour les intérêts américains dans notre région. »
Thomas Piggot, porte-parole du Département d’État
vt (efe, afp)
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