À l’horizon 2027, la compagnie aérienne United Airlines lancera deux nouvelles liaisons transatlantiques directes au départ de Marseille et de Toulouse vers les États-Unis. Ces nouvelles routes, officialisées pour le mois de juin et avril 2027, visent à renforcer l’attractivité touristique de la Provence et les liens d’affaires de l’Occitanie.
L’année 2027 marquera un tournant pour le trafic long-courrier au départ de la province française. La compagnie américaine United a officialisé l’ouverture prochaine de deux routes aériennes reliant directement le territoire français à New York et à Washington. Cette décision répond à une demande économique et touristique affirmée, tout en positionnant les aéroports concernés comme des portes d’entrée majeures vers le continent nord-américain.
Une liaison quotidienne entre Marseille et New York Newark dès juin 2027
Pour la première fois de son histoire, l’aéroport Marseille Provence disposera d’une liaison quotidienne directe vers New York Newark. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes pour des premiers départs fixés au 5 juin 2027.
Cette desserte estivale et quotidienne sera opérée à l’aide d’un appareil Airbus A321XLR d’une capacité limitée à 150 sièges, dont 20 suites équipées de sièges-lits et de portes privatives. Le vol affichera une durée d’environ 9 h 15, avec un accès Wi-Fi mis à disposition à bord. À l’atterrissage, l’aéroport de Newark Liberty International, situé à l’ouest de Manhattan, permettra aux voyageurs de rejoindre le centre de New York en une trentaine de minutes par le train.
Au-delà de la liaison elle-même, le choix de cet aéroport américain offre aux passagers marseillais une connexion rapide vers plus de 120 destinations à travers le territoire américain, le site constituant un carrefour stratégique pour le transporteur.
Le tourisme haut de gamme et les ambitions portuaires de la Côte d’Azur
L’ouverture de cette ligne vers New York répond à une stratégie touristique bien précise. La région cible en effet ce public nord-américain à fort pouvoir d’achat qui fréquente déjà la Provence et la Côte d’Azur, bien que Nice bénéficie historiquement de liaisons transatlantiques.
Les chiffres locaux confirment la viabilité de ce marché. Selon les données régionales, les États-Unis constituent, depuis la crise sanitaire, la première clientèle internationale de l’hôtellerie locale avec 1,6 million de nuitées. La Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille chaque année près de 800 000 séjours de visiteurs américains pour une durée moyenne de 8,4 jours, générant environ 1 milliard d’euros de retombées économiques directes.
François de Canson, vice-président de la Région Sud et président du Comité régional de tourisme, qualifie cette nouvelle route aérienne de preuve de notre attractivité internationale. De son côté, Arnaud Drouot, président de l’Office de Tourisme de Marseille, salue une avancée qualifiée d’historique, estimant que la ville s’impose désormais comme une porte d’entrée incontournable en France et en Méditerranée. Cet influx direct de touristes américains, potentiellement en quête d’alternatives aux Caraïbes, doit également soutenir l’ambition de Marseille de s’affirmer comme le premier port de croisière en Méditerranée.
Un axe d’affaires entre Toulouse et Washington DC
À l’autre bout de la grande région, la liaison Toulouse-Washington répond à une logique différente, davantage axée sur le monde professionnel et industriel. Cette route débutera plus tôt, le 27 avril 2027, et sera maintenue presque toute l’année, toujours à bord d’un Airbus A321XLR de 150 sièges.
Si les habitants de l’Occitanie profiteront également d’un accès direct aux États-Unis et au Canada via le carrefour de Washington, la ligne possède une dimension éminemment symbolique. Elle relie directement Toulouse, capitale européenne de l’aéronautique avec le constructeur Airbus et le secteur spatial, à Washington DC, centre névralgique des instances aéronautiques nord-américaines.
Cette connexion vise à fluidifier les déplacements d’affaires entre les deux écosystèmes industriels tout en stimulant l’économie régionale par l’arrivée de professionnels américains.
Des infrastructures locales en pleine mutation
L’arrivée de ces vols internationaux s’inscrit dans un mouvement global d’expansion des infrastructures aéroportuaires et régionales. L’aéroport Marseille Provence gère déjà un réseau de plus de 100 destinations directes réparties dans 38 pays, incluant des liaisons vers Montréal, Shanghai ou La Réunion. En 2025, la plateforme a accueilli 11,3 millions de passagers, dont une majeure partie sur des liaisons internationales.

En parallèle, le site marseille-provencal poursuit ses transformations structurelles. Un nouveau campus d’activités baptisé Aequatio doit s’étendre sur 5,5 hectares pour regrouper des bureaux, des espaces verts, des restaurants, des salles de sport et des infrastructures dédiées aux industries légères. À plus long terme, un projet de téléphérique reliant la gare de Vitrolles-Aéroport Marseille-Provence au terminal 1, avec une station intermédiaire desservant Airbus Helicopters, est planifié à l’horizon 2030 pour un temps de trajet estimé à six minutes.