Home SantéLes graisses saturées et l’hypercholestérolémie constituent un risque pour la santé

Les graisses saturées et l’hypercholestérolémie constituent un risque pour la santé

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’influenceuse belge Ninalotte suscite le débat en remettant en question les recommandations nutritionnelles classiques, notamment sur la consommation de viande rouge, de beurre et d’œufs, et en pointant du doigt les aliments ultra-transformés comme principaux responsables des problèmes de santé.

  • Ninalotte affirme que le cholestérol, souvent diabolisé, est essentiel pour le cerveau, l’équilibre hormonal et l’immunité.
  • Des experts nuancent cette affirmation, rappelant que les graisses saturées peuvent augmenter le taux de cholestérol LDL, facteur de risque cardiovasculaire.
  • Les aliments ultra-transformés, souvent riches en graisses saturées, sucres et sel, sont pointés du doigt comme un problème majeur pour la santé.

L’actrice et influenceuse belge Ninalotte a récemment partagé sur TikTok ses choix alimentaires, qui s’éloignent des régimes traditionnels. Elle avoue consommer régulièrement de la viande rouge, du beurre et des œufs, ce qui lui vaut souvent des remontrances concernant son taux de cholestérol. Selon elle, le véritable ennemi n’est pas le cholestérol ou les graisses saturées, mais plutôt les aliments ultra-transformés et les huiles de graines.

Ninalotte soutient que

« Un taux de cholestérol plus élevé est nécessaire à une santé cérébrale, un équilibre hormonal, une santé cellulaire et une immunité optimales »

Ninalotte, influenceuse et actrice belge

. Elle a illustré ses propos avec un tableau présentant les différents types de cholestérol, notamment le HDL et le LDL.

Il est établi que le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il existe une distinction importante entre le cholestérol HDL, qui transporte l’excès de cholestérol vers le foie, et le cholestérol LDL, dont l’accumulation dans les vaisseaux sanguins peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, selon le Centre néerlandais de nutrition.

Les analyses de Ninalotte révèlent un taux de cholestérol total élevé, de 235 milligrammes par décilitre (mg/dl). À titre de comparaison, l’Université Yale précise qu’une femme de plus de vingt ans devrait maintenir son taux de cholestérol total en dessous de 200 mg/dl. Son taux de cholestérol LDL, à 114 mg/dl, dépasse également le seuil de 100 mg/dl.

Si Ninalotte minimise l’impact du cholestérol LDL, estimant qu’il ne devient problématique qu’en cas d’inflammation excessive, les experts ne partagent pas entièrement cette opinion. Selon Bruno De Meulenaer, professeur à l’Université de Gand :

« La consommation de beaucoup de graisses saturées entraîne un taux de cholestérol LDL élevé »

Bruno De Meulenaer, professeur à l’Université de Gand

. Il nuance toutefois en soulignant que les graisses saturées ne sont pas intrinsèquement mauvaises et qu’il n’est pas nécessaire de les éliminer complètement de son alimentation, mais qu’il est préférable de les consommer avec modération par rapport aux huiles d’olive ou de colza.

L’Institut flamand pour une vie saine confirme cette analyse, en s’appuyant sur une étude scientifique démontrant une corrélation entre une consommation élevée de graisses saturées et un risque accru de maladies cardiovasculaires. Caroline Coeckelbergh, de Gezond Leven, insiste sur l’importance d’une alimentation équilibrée et recommande de privilégier les acides gras insaturés présents dans les huiles végétales, les noix, les graines et les poissons gras, conformément au triangle nutritionnel.

Ninalotte pointe également du doigt les aliments ultra-transformés. Selon un rapport de Gezond Leven, ces aliments sont définis comme des « formules d’ingrédients produites par une série de processus industriels », incluant boissons gazeuses, hamburgers, nouilles et chips.

Toutefois, Bruno De Meulenaer souligne la difficulté de généraliser sur les aliments ultra-transformés, car les définitions varient. Néanmoins, il est admis qu’ils sont souvent riches en graisses saturées, sucres et sel, et qu’une consommation excessive est associée à un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Enfin, Ninalotte conseille d’éviter les huiles de graines, sans préciser les raisons. Bruno De Meulenaer explique que ces huiles subissent des processus industriels intenses, mais ne les considère pas pour autant comme dangereuses, soulignant que ces procédés améliorent leur qualité, leur stabilité et leur sécurité.

En conclusion, les graisses saturées contribuent à l’augmentation du cholestérol LDL, un facteur de risque cardiovasculaire. Les aliments ultra-transformés sont souvent riches en graisses saturées et peuvent également avoir un impact négatif sur la santé. Il est donc important de limiter la consommation de graisses saturées et de produits ultra-transformés pour préserver sa santé cardiovasculaire.

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