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« Les grandes puissances n’agissent pas comme ça » : Vance repousse les critiques à l’égard de l’opération vénézuélienne ; affirme que du pétrole a été volé aux États-Unis

Les États-Unis ont lancé une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l'arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, à Caracas. Washington justifie cette intervention par la lutte contre le trafic de drogue et la…

« Les grandes puissances n’agissent pas comme ça » : Vance repousse les critiques à l’égard de l’opération vénézuélienne ; affirme que du pétrole a été volé aux États-Unis

Les États-Unis ont lancé une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, à Caracas. Washington justifie cette intervention par la lutte contre le trafic de drogue et la volonté de récupérer des actifs pétroliers saisis il y a deux décennies.

L’arrestation de Maduro et Flores, suivie d’un transfert hors du pays, a été menée par les services de renseignement américains et les forces de l’ordre, selon une annonce faite samedi. Ils ont été inculpés à New York pour trafic de drogue et complot de narcoterrorisme, a précisé le président Donald Trump, qui a annoncé une prise de contrôle temporaire du Venezuela pour assurer une transition.

« Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions effectuer une transition sûre, appropriée et judicieuse. Nous voulons la paix, la justice et la liberté pour le grand peuple du Venezuela », a déclaré Trump.

Le vice-président américain, JD Vance, a défendu fermement cette action, rejetant l’idée que le Venezuela jouerait un rôle marginal dans le commerce mondial de la drogue. Il a souligné l’importance de la cocaïne comme source de revenus pour les cartels latino-américains. « On voit beaucoup d’affirmations selon lesquelles le Venezuela n’a rien à voir avec la drogue parce que la majeure partie du fentanyl vient d’ailleurs. Tout d’abord, le fentanyl n’est pas la seule drogue au monde, et il y a encore du fentanyl venant du Venezuela, ou du moins il y en avait », a-t-il déclaré sur X (anciennement Twitter).

Vance a également insisté sur le fait que la cocaïne reste un pilier financier pour ces cartels. « Si vous supprimez l’argent de la cocaïne (ou même si vous le réduisez), vous affaiblissez considérablement les cartels dans leur ensemble. De plus, la cocaïne est mauvaise aussi ! », a-t-il ajouté.

L’opération américaine intervient également dans le contexte de la nationalisation, il y a environ 20 ans, des actifs énergétiques américains par le Venezuela. Vance a dénoncé le fait que ces actifs « volés » aient été utilisés pour financer des « activités narcoterroristes ». « Sommes-nous simplement censés permettre à un communiste de voler nos affaires dans notre hémisphère et de ne rien faire ? Les grandes puissances n’agissent pas ainsi », a-t-il affirmé, soulignant que les États-Unis, sous la direction de Trump, « sont à nouveau une grande puissance ».

Par ailleurs, Washington reste préoccupé par le trafic de fentanyl en provenance du Mexique, une question qui, selon Vance, demeure une priorité. Il a rappelé que la fermeture de la frontière par l’administration Trump dès son entrée en fonction visait à lutter contre ce fléau.

Les entreprises américaines devraient participer à la réparation des infrastructures pétrolières endommagées au Venezuela, a conclu Trump.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.