Publié le 7 décembre 2023 16h02:00. Les syndicats philippins exhortent le président Marcos Jr. à soutenir une augmentation du salaire minimum de 200 pesos (environ 3,50 €) pour les travailleurs, après une récente hausse des salaires des personnels en uniforme.
- La Coalition nationale des salaires (NWC) demande au président de certifier comme urgente la proposition d’augmentation du salaire minimum.
- Les syndicats estiment qu’une augmentation des salaires est essentielle pour assurer un niveau de vie décent aux travailleurs philippins.
- Ils soulignent une incohérence perçue entre l’augmentation des salaires des personnels en uniforme et l’absence de mesures similaires pour les travailleurs du secteur privé.
Les principaux syndicats philippins, regroupés au sein de la Coalition nationale des salaires (NWC), ont renouvelé leur appel au président Ferdinand Marcos Jr. pour qu’il soutienne l’adoption rapide d’une loi augmentant le salaire minimum journalier de 200 pesos (environ 3,50 €). Cette demande intervient après l’annonce récente d’une augmentation de 15 % des salaires des personnels en uniforme sur les trois prochaines années, une décision justifiée par les circonstances économiques et la nécessité de revaloriser ces professions.
La NWC, qui comprend des organisations majeures telles que le Congrès des syndicats des Philippines (TUCP), le Mouvement des travailleurs des Philippines (BMP) et Kilusang Mayo Uno (KMU), estime qu’il ne saurait y avoir de traitement différencié.
« Monsieur le Président, il ne devrait pas y avoir de double standard ; si nous pouvons augmenter les salaires des travailleurs en uniforme, nous pouvons également augmenter les salaires des travailleurs philippins »,
Coalition nationale des salaires
Les syndicats insistent sur le fait que les travailleurs, tout comme les militaires et les forces de l’ordre, contribuent de manière significative à l’économie du pays et méritent d’être reconnus pour leurs efforts. Ils rappellent que plus de cinq millions de Philippins sont actuellement payés au salaire minimum et luttent pour subvenir aux besoins de leurs familles.
La NWC a également mis en avant l’importance de l’approbation de cette mesure par le Conseil consultatif législatif-exécutif pour le développement (Ledac), un organe consultatif auprès du président chargé de coordonner les politiques économiques et sociales. Ils craignent que le manque d’action gouvernementale ne conduise à une perte de confiance de la population, alors que des sommes considérables sont détournées, tandis que l’augmentation de 200 pesos, pourtant essentielle, reste bloquée.
« Tout comme les défenseurs de notre nation, les travailleurs philippins continuent de faire fonctionner nos industries et notre économie grâce à leur productivité du travail, même s’ils se voient refuser une augmentation substantielle des salaires prévue par la loi depuis 1989 et sont privés de leur droit constitutionnel à un salaire décent. »
Coalition nationale des salaires
Les syndicats avertissent que sans une augmentation des salaires, les travailleurs risquent de sombrer dans le désespoir et la pauvreté, compromettant ainsi l’avenir des générations futures. Ils appellent le Congrès à adopter la proposition d’augmentation de salaire en priorité, soulignant qu’un refus de le faire serait perçu comme une trahison de la confiance des travailleurs.
La NWC a souligné que cette augmentation salariale est le seul moyen de sortir les familles philippines d’une situation de précarité extrême, où elles peinent à se nourrir, à envoyer leurs enfants à l’école ou à accéder aux soins de santé.
