Publié le 11 octobre 2025 à 23h07. La dengue connaît une recrudescence à Chandigarh, incitant les autorités sanitaires à alerter la population sur les symptômes et l’importance d’un diagnostic rapide. Malgré un nombre de cas locaux relativement faible cette année, les hôpitaux observent une augmentation significative des consultations.
- Les principaux symptômes à surveiller sont la fièvre persistante, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées, les saignements, les douleurs abdominales et la baisse du nombre de plaquettes.
- L’automédication, en particulier en cas de plaquettes basses, est fortement déconseillée.
- Des tests de dépistage de la dengue (NS1 et IgM) sont disponibles gratuitement au GMCH et au PGI, mais leur fiabilité varie selon le stade de l’infection.
Alors que les maladies transmises par les moustiques représentent un enjeu de santé publique constant, les autorités sanitaires de Chandigarh mettent l’accent sur la vigilance et la rapidité de réaction face à la dengue. Si le nombre de cas locaux enregistrés par le département de santé de l’UT reste à un niveau bas – seulement cinq cette année, le chiffre le plus faible des trois dernières années – les hôpitaux signalent une hausse notable du nombre de patients présentant des symptômes de la maladie.
Le Dr Sanjay D Cruz, chef du service de médecine du GMCH-32, confirme cette tendance : « Nous constatons une augmentation de la charge de dengue », explique-t-il. Le GMCH signale ainsi des cas de dengue dans près de 20 % de ses consultations en externe, tandis que le PGI en observe environ 15 %.
« Il s’agit d’un schéma habituel qui se répète chaque année et devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois », précise le Dr D Cruz. Les autorités rappellent qu’une reconnaissance précoce des signes avant-coureurs et une prise en charge adaptée sont cruciales pour gérer efficacement cette maladie potentiellement grave.
Les symptômes clés à surveiller, selon le Dr D Cruz, incluent une fièvre durant quatre à cinq jours, des douleurs articulaires, l’apparition d’une éruption cutanée, des signes hémorragiques, des douleurs abdominales, une diminution du nombre de plaquettes sanguines. Il insiste particulièrement sur le danger de l’automédication, notamment lorsque le taux de plaquettes est bas.
Une prise en charge médicale immédiate est nécessaire en cas de vomissements répétés, de douleurs abdominales sévères, d’agitation ou de léthargie, de faiblesse importante, d’une chute de la pression artérielle ou de signes de choc, de vertiges ou de désorientation.
En matière de soins et de rétablissement, il est recommandé de réguler la fièvre avec du paracétamol, de rester bien hydraté en buvant abondamment et de se reposer suffisamment. La plupart des patients se rétablissent complètement dans un délai d’environ deux semaines. Cependant, la fatigue post-virale est fréquente et peut persister. Une alimentation équilibrée et des promenades douces le matin et le soir sont conseillées pour favoriser une récupération complète et améliorer le bien-être général.
Concernant les tests de dépistage, il est important de noter que les résultats peuvent varier en fonction du moment de l’infection. Le test d’antigène NS1 est particulièrement efficace au début de la maladie, devenant positif généralement entre le 2ème et le 3ème jour et restant détectable pendant environ 5 à 7 jours. Le test d’anticorps IgM contre la dengue permet de détecter la réponse immunitaire de l’organisme. Il est toutefois souligné que les tests peuvent s’avérer négatifs ou normaux pendant les premiers jours de fièvre, même en cas d’infection avérée.
Les tests d’antigènes IgM et NS1 sont proposés gratuitement au GMCH et au PGI.
