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Les investisseurs devraient-ils devenir défensifs à mesure que les bénéfices et les risques macro-macro-devraient?

Les marchés boursiers ont connu une journée difficile vendredi, effaçant les gains accumulés ces dernières semaines et suscitant une certaine inquiétude parmi les investisseurs. Après une ouverture en hausse attendue ce lundi, la question d'une correction plus profonde…

Les investisseurs devraient-ils devenir défensifs à mesure que les bénéfices et les risques macro-macro-devraient?

Les marchés boursiers ont connu une journée difficile vendredi, effaçant les gains accumulés ces dernières semaines et suscitant une certaine inquiétude parmi les investisseurs. Après une ouverture en hausse attendue ce lundi, la question d’une correction plus profonde reste ouverte.

L’indice S&P 500 a clôturé vendredi à son plus bas niveau depuis début juillet, après avoir chuté de 3,33% en deux jours, soit 214,3 points, en reculant depuis un sommet récent de 6 427,02 jusqu’à 6 212,69. Le Nasdaq 100 a également fléchi, perdant 1,96% sous la pression des baisses d’Apple, Amazon et Nvidia.

Malgré ce repli, le sentiment des investisseurs semble légèrement améliorer. Une enquête menée par l’AAII (American Association of Individual Investors) mercredi dernier a révélé que 40,3% des investisseurs individuels se disent optimistes, contre 33% qui adoptent une attitude pessimiste.

La volatilité a également augmenté, l’indice VIX, indicateur de la peur des investisseurs, atteignant 21,90, son niveau le plus élevé depuis le 23 juin. Historiquement, une hausse du VIX accompagne les ralentissements boursiers, et une faible volatilité peut précéder une inversion à la baisse du marché.

Sur le marché pétrolier, les prix du brut ont également baissé, en raison de l’incertitude concernant les tarifs et de la vente boursière. L’annonce de nouvelles hausses de production par l’OPEP+ au cours du week-end a accentué cette tendance, avec une chute de 2,1% supplémentaire ce lundi. L’OPEP+ a convenu d’augmenter la production de septembre de 547 000 barils par jour (b/j), marquant la sixième augmentation mensuelle consécutive. Les analystes craignent que cette offre accrue ne fasse pression sur les prix, bien que des sanctions potentielles américaines sur le pétrole russe pourraient compenser cet excédent.

Les États-Unis ont menacé d’imposer des tarifs secondaires de 100% aux pays continuant d’acheter du brut russe, ce qui pourrait potentiellement réduire la demande et soutenir les prix. Des données économiques plus faibles, notamment des chiffres PMI décevants et l’incertitude entourant les nouveaux tarifs commerciaux américains, alimentent également les préoccupations concernant un ralentissement de la demande de carburant.

À court terme, les investisseurs attendent avec intérêt les publications de résultats d’entreprises, notamment Palantir aujourd’hui et AMD demain. Les analystes prévoient un rebond initial lundi, mais soulignent que cette reprise pourrait n’être qu’un simple rebond technique dans une tendance plus large à la consolidation, voire à la baisse. Ils recommandent une gestion prudente des positions, compte tenu de la faible volatilité, des signaux de faiblesse saisonnière et des valorisations élevées.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.