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Les jeunes construisent leurs propres consoles rétro à la maison des jeunes

Publié le 15 janvier 2026 à 12h00. Dans l'atelier du centre de jeunesse de Wolfhagen, une équipe de jeunes a relevé un défi original : construire de A à Z trois bornes d'arcade rétro, redonnant vie aux jeux…

Les jeunes construisent leurs propres consoles rétro à la maison des jeunes

Publié le 15 janvier 2026 à 12h00. Dans l’atelier du centre de jeunesse de Wolfhagen, une équipe de jeunes a relevé un défi original : construire de A à Z trois bornes d’arcade rétro, redonnant vie aux jeux vidéo emblématiques des années 80 et 90.

Loin d’être une simple activité de loisir, ce projet ambitieux permet aux participants d’acquérir des compétences techniques variées, allant de la menuiserie à l’électricité, en passant par la soudure et la programmation informatique.

« Ces dernières années, nous avons privilégié des projets artistiques comme le graffiti », explique Frank Mahlich, directeur de l’établissement. Chaque année, l’équipe propose un espace dédié à la création artistique urbaine, permettant aux jeunes de s’exprimer sur les murs de la ville. Mais cette fois, l’atelier a pris une tournure résolument technique.

La construction des consoles rétro, réalisée à partir de kits, représente un premier pas dans ce domaine. Les jeunes, âgés de dix à quinze ans, sont chargés de l’assemblage des caisses en bois, de l’installation des écrans, des haut-parleurs et des éclairages, ainsi que de l’intégration du cœur de la machine : de petits ordinateurs embarquant les jeux classiques.

Un travail d'équipe est nécessaire lors de la construction des consoles
Le travail d’équipe est la clé du succès si l’on veut que la console fonctionne correctement au final. © Michael Drisch

L’étape suivante consiste à installer les commandes : deux joysticks et de nombreux boutons d’action sont intégrés à chaque console pour garantir une expérience de jeu optimale. Les jeunes réalisent l’ensemble de ces opérations de manière autonome : vissage, vaporisation, et soudure. Ils insèrent des diodes électroluminescentes dans les boutons, connectent les câbles et soudent les fils. Frank Mahlich et son équipe se tiennent prêts à guider et à aider, tout en laissant les jeunes expérimenter et apprendre par eux-mêmes.

« Grâce aux kits, il n’est pas nécessaire d’être un ingénieur électricien pour construire les consoles », précise Sebastian Pfaar, accompagnateur de l’atelier pour le compte du Centre de formation pour adultes de la région de Kassel. Il souligne que ce projet permet aux jeunes de développer leur compréhension de la structure technique, de l’interaction des composants et de leur fonctionnement. « Si quelque chose ne fonctionne pas immédiatement, on essaie une autre approche : l’expérimentation est à la fois amusante et instructive. » L’atelier bénéficie du soutien du programme talentCAMPus, ce qui rend la participation gratuite pour les jeunes.

« Les plus âgés travaillent de manière très indépendante, tandis que d’autres ont besoin d’un peu plus d’assistance », explique l’assistante sociale Lucca Herbst, en souriant. « Nous avons même un groupe que nous devons parfois freiner, car ils ne s’arrêteraient pas de travailler sur leur machine ! » Pour elle, cet atelier évoque de bons souvenirs de jeux dans les salles d’arcade. Même si les jeunes n’ont pas connu cette époque, ils sont enthousiastes à l’idée de participer à ce projet.

Techniquement avertis : les jeunes assemblent les pièces et soudent les connexions. Fritz installe actuellement un joystick (levier de commande).
Techniquement avertis : les jeunes assemblent les pièces et soudent les connexions. Fritz installe actuellement un levier de commande. © Michael Drisch

« Bien sûr, ils jouent tous aux jeux vidéo à la maison, mais ici, c’est différent », souligne Frank Mahlich. Au-delà de la console finale, l’essentiel réside dans le processus de création et la collaboration : « Dans cet atelier, nous leur transmettons des compétences dans de nombreux domaines : la menuiserie, la peinture, le graffiti et l’électricité », explique l’assistante sociale. « En même temps, ils apprennent à travailler en équipe et à s’amuser ensemble. »

Au moins deux des consoles rétro resteront en permanence disponibles au centre de jeunesse. Et d’autres projets pourraient voir le jour : « Si ce projet rencontre un tel succès et que les jeunes y adhèrent, ce ne sera pas notre dernière initiative technique », annonce Frank Mahlich. « D’autres projets sont déjà en préparation. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.