Publié le 15 octobre 2025 à 14h51. Après cinq ans de bataille juridique, les anciens joueurs de l’équipe de rugby à XIII Toronto Wolfpack ont enfin perçu environ 750 000 £ (environ 880 000 €) de salaires impayés, une victoire obtenue grâce à l’intervention du syndicat GMB.
- Les joueurs de Toronto Wolfpack ont récupéré plus de la moitié des 1,2 million de livres sterling (environ 1,4 million d’euros) de salaires impayés.
- La Rugby League Players Association (branche de la GMB Union) a mené la procédure judiciaire pour obtenir ces paiements.
- L’affaire met en lumière les difficultés rencontrées par Toronto Wolfpack, qui a cessé ses activités en 2020 en pleine pandémie de Covid-19.
Les anciens joueurs de Toronto Wolfpack peuvent enfin souffler. Après une longue et pénible bataille juridique, ils ont reçu la somme de 750 000 £ (environ 880 000 €) correspondant à des salaires impayés depuis la fin de l’année 2020. L’équipe, qui avait notamment compté dans ses rangs le célèbre Sonny Bill Williams, avait été brutalement dissoute au début de la pandémie de Covid-19, laissant ses joueurs sur le carreau, sans contrat et sans revenus.
Certains ont réussi à trouver un nouveau club pour la saison 2021, tandis que d’autres ont été contraints de mettre un terme à leur carrière et de se réorienter professionnellement. L’ancien propriétaire du club, David Argyle, avait initialement promis des versements mensuels de « bonne volonté » d’environ 1 150 £ (environ 1 300 €) en attendant de pouvoir régler l’intégralité de la dette, mais ces promesses n’ont pas été tenues.
C’est la Rugby League Players Association, une branche du syndicat GMB, qui a engagé les poursuites judiciaires pour récupérer les 1,2 million de livres sterling (environ 1,4 million d’euros) dus aux joueurs. L’action en justice a finalement abouti, permettant de verser plus de la moitié de la somme réclamée aux joueurs membres du syndicat.
« C’est un immense soulagement pour ces joueurs de pouvoir enfin toucher le salaire qui leur est dû depuis si longtemps. Mais cela n’aurait jamais dû en arriver à ce stade. La Rugby Football League, soutenue par les meilleurs clubs, a admis Toronto au tournoi Super League mais leur a refusé tout accès aux paiements égaux pour les droits de télévision. »
Pete Davies, GMB
L’affaire souligne les difficultés spécifiques rencontrées par Toronto Wolfpack, une équipe transatlantique qui n’a jamais eu les mêmes opportunités financières que ses concurrents. Adam Sidlow, l’un des joueurs ayant bénéficié de cette issue favorable, a retrouvé un contrat avec Leigh en 2021 avant de rejoindre les Red Devils de Salford.
« Pour une équipe transatlantique pendant la Covid, il aurait été impossible de continuer et j’ai été vidé lorsque tout le travail acharné menant à l’obtention d’une promotion en Super League a été stoppé net et s’est terminé si brusquement. Enfin, le chapitre peut être fermé. »
Adam Sidlow, ancien joueur de Toronto Wolfpack
Anthony Mullally, un autre ancien pilier de l’équipe, n’a plus jamais joué au plus haut niveau après la fin de son contrat avec le Wolfpack. Il a témoigné de la précarité financière qu’il a vécue pendant cette période.
« Ce processus a parfois été épuisant, mais Garreth Carvell, Pete Davies et le GMB ne nous ont jamais abandonnés. Ils ont fait pression pour ce qui était juste et ont veillé à ce que nous obtenions enfin la justice que nous méritions. C’est un énorme soulagement de voir l’affaire réglée, et cela montre à quel point il est important pour les joueurs d’avoir un véritable soutien syndical derrière eux. »
Anthony Mullally, ancien joueur de Toronto Wolfpack
