Publié le 2024-11-21 10:00:00. L’usage de la cigarette électronique, en forte progression ces dernières années, est loin d’être anodin pour la santé. Un spécialiste turc alerte sur les dangers de ces produits, souvent perçus à tort comme inoffensifs.
- La cigarette électronique contient de la nicotine, des métaux lourds et des produits chimiques toxiques, pouvant causer des dommages pulmonaires irréversibles.
- Contrairement à une idée reçue, elle ne constitue pas un outil efficace pour arrêter de fumer.
- La consommation passive de vapeur de cigarette électronique peut également être nocive, en particulier pour les personnes souffrant d’asthme ou d’allergies.
Le Dr Aydemir, professeur à l’hôpital de formation et de recherche de Sakarya, tire la sonnette d’alarme face à la popularité grandissante de la cigarette électronique. Il dénonce une véritable « épidémie », alimentée par l’idée fausse que ces produits sont moins dangereux que les cigarettes traditionnelles.
« Cependant, les cigarettes électroniques ne sont pas inoffensives, ni moins nocives que les cigarettes. »
Dr Aydemir, professeur à l’hôpital de formation et de recherche de Sakarya
Selon le Dr Aydemir, la vapeur inhalée par les utilisateurs de cigarettes électroniques est loin d’être de la simple vapeur d’eau. Elle contient en réalité une multitude de substances nocives, notamment de la nicotine, des métaux lourds, des produits chimiques dangereux, ainsi que des substances et des gaz toxiques. L’utilisation prolongée de ces dispositifs peut entraîner des lésions pulmonaires permanentes et irréversibles.
Il insiste également sur la qualité souvent médiocre des cartouches utilisées, fabriquées dans des conditions sanitaires douteuses et contenant des substances potentiellement dangereuses.
« Aydemir a souligné que les cigarettes électroniques contiennent des substances addictives et a déclaré qu’elles causent de graves dommages aux poumons car leurs cartouches sont de mauvaise qualité et bon marché, et contiennent des substances nocives préparées dans des environnements inconnus et insalubres. »
Dr Aydemir, professeur à l’hôpital de formation et de recherche de Sakarya
Le Dr Aydemir déconseille formellement l’utilisation de la cigarette électronique comme méthode pour arrêter de fumer, soulignant que les études scientifiques ne confirment pas son efficacité. Il encourage les fumeurs souhaitant arrêter de se tourner vers les cliniques spécialisées et de bénéficier d’un accompagnement adapté.
« Nous demandons à nos patients qui envisagent d’arrêter de fumer de venir chez nous et de s’adresser aux cliniques d’abandon du tabac au lieu de se tourner vers les cigarettes électroniques. »
Dr Aydemir, professeur à l’hôpital de formation et de recherche de Sakarya
Enfin, il met en garde les jeunes contre l’attrait initial que peuvent susciter ces produits, souvent associés à un sentiment de curiosité ou d’enthousiasme. Il rappelle que, comme les cigarettes classiques, les cigarettes électroniques sont nocives pour les non-fumeurs exposés à la fumée passive, en particulier dans les espaces clos, et peuvent aggraver les symptômes des personnes asthmatiques ou allergiques.
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