Publié le 4 janvier 2024 à 13h26. Les manifestations antigouvernementales en Iran se poursuivent et s’intensifient, marquées par des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre, tandis que des parallèles sont établis avec la situation politique au Venezuela.
- Au moins 17 personnes auraient été tuées au cours des sept premiers jours de contestation, selon une organisation de défense des droits de l’homme.
- Les protestations, initialement liées à la politique économique, ont évolué vers une contestation plus large du régime islamique.
- Des manifestants ont affiché leur soutien à la situation au Venezuela et ont exprimé des craintes quant à une possible répression similaire.
La situation en Iran reste tendue après huit jours de manifestations à l’échelle nationale. Des témoins oculaires rapportent des affrontements à Téhéran entre manifestants et policiers, ces derniers ayant eu recours à des matraques pour disperser la foule, notamment de jeunes femmes. Des slogans tels que « Mort au dictateur » résonnent dans les rues, témoignant de la colère croissante de la population.
Les protestations, qui ont débuté en raison de préoccupations économiques, ont rapidement pris une dimension politique. Certains manifestants appellent ouvertement au retour de la monarchie, renversée par la révolution islamique de 1979. Des parallèles sont également établis avec les récents événements au Venezuela, où l’arrestation du président Nicolás Maduro a suscité des réactions fortes. Sur la plateforme X, des images du guide suprême iranien Ali Khamenei ont été détournées pour symboliser une potentielle chute du régime.
L’organisation norvégienne de défense des droits de l’homme Hengaw affirme qu’au moins 17 personnes ont été tuées au cours des sept premiers jours de manifestations. Plus de 500 arrestations auraient également été effectuées, bien que ces informations, diffusées sur les réseaux sociaux et par des militants, ne puissent être vérifiées de manière indépendante. Le gouvernement iranien ne communique pas de chiffres précis.
Le gouvernement iranien a fermement condamné l’attaque américaine contre la capitale vénézuélienne, Caracas. L’ancien président américain Donald Trump avait auparavant menacé d’intervenir militairement en Iran si les forces de sécurité réprimaient violemment les manifestants. Trump avait déjà menacé les dirigeants de Téhéran d’intervenir si la force était utilisée contre les manifestants.
Des scènes dramatiques se sont déroulées devant l’ancien théâtre de la ville à Téhéran, où les manifestants ont ignoré les demandes de la police de se disperser. Des participants ont été traînés dans des minibus et emmenés, tandis que d’autres cherchaient refuge dans les commerces voisins.
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