Les marchés financiers mondiaux devraient continuer à afficher une performance solide à long terme, avec un rendement annuel moyen estimé à plus de 7 %, selon les dernières données disponibles au mois d’octobre. Cette prévision, qui reste stable depuis plusieurs mois, offre une perspective encourageante pour les investisseurs.
L’Indice du Marché Mondial (IMM), un indicateur composite pondéré en fonction de la valeur boursière des différentes classes d’actifs (via des fonds négociés en bourse, ou ETF), est basé sur une moyenne de trois modèles d’analyse distincts. Bien que prometteur, ce rendement annualisé de 7,1 % reste inférieur aux 9,1 % enregistrés au cours des dix dernières années.
L’IMM prévoit que la plupart des secteurs afficheront des rendements supérieurs à leur moyenne historique sur dix ans. Toutefois, trois exceptions notables se dessinent : les actions américaines, les matières premières et les obligations américaines à haut rendement. Par exemple, le marché boursier américain devrait générer un rendement annuel de 8,5 % à long terme, soit une baisse de 5,5 points de pourcentage par rapport à sa performance décennale.
Conçu comme un modèle théorique de portefeuille « optimal » pour un investisseur disposant d’un horizon temporel illimité, l’IMM peut servir de point de départ pour personnaliser l’allocation d’actifs et la stratégie d’investissement en fonction des objectifs, de la tolérance au risque et des attentes de chaque investisseur. L’historique de l’IMM suggère qu’il pourrait offrir une performance compétitive par rapport aux stratégies d’allocation d’actifs plus actives, en particulier une fois pris en compte les risques, les coûts de transaction et les impôts.
Il est important de noter que toute prévision comporte une part d’incertitude et que les résultats réels pourraient différer des estimations. Néanmoins, les projections de l’IMM sont considérées comme plus fiables que celles concernant des marchés spécifiques, car l’agrégation des prévisions permet de réduire certaines erreurs au fil du temps.
Ces estimations peuvent également servir de référence pour affiner les attentes des investisseurs. Par exemple, des modèles supplémentaires peuvent être utilisés pour tenir compte d’autres facteurs non inclus dans l’analyse initiale. Une personnalisation du portefeuille, en fonction de la tolérance au risque et de l’horizon temporel de l’investisseur, est également recommandée.
Pour suivre l’évolution des rendements de l’IMM, il est utile de consulter son historique sur une base annualisée mobile de dix ans. Les données récentes montrent que le rendement de l’IMM sur les dix dernières années s’élève à 9,1 %, une performance solide qui se situe au plus haut niveau enregistré.
Les prévisions sont établies à l’aide de trois modèles principaux :
- Building Block (BB) : Ce modèle utilise les rendements historiques comme indicateur pour estimer les performances futures, en calculant une prime de risque pour chaque classe d’actifs et en ajoutant un taux sans risque attendu (basé sur le rendement des Treasury Inflation Protected Securities, ou TIPS, à 10 ans).
- Égaliseur (EQ) : Ce modèle estime le rendement attendu en fonction du risque, en utilisant des mesures de risque pour prédire les performances futures. Il prend en compte le ratio de Sharpe, la volatilité et la corrélation de chaque actif par rapport au portefeuille global (IMM).
- ADJ : Ce modèle est identique à l’Égaliseur, mais ajuste les prévisions en fonction de la dynamique à court terme et des tendances de retour à la moyenne à long terme, en tenant compte du momentum et de la réversion moyenne des prix.
La colonne « Moyenne » représente la moyenne des prévisions des trois modèles, tandis que la colonne « 10 ans, c’est vrai » indique le rendement total annualisé sur 10 ans jusqu’au mois cible. Enfin, la colonne « Propagé » indique l’écart entre le rendement prévu et le rendement réel sur 10 ans.
Sur le même sujet
