Home Technologie et scienceLes méfaits sexuels en ligne sont répandus chez les adolescents canadiens

Les méfaits sexuels en ligne sont répandus chez les adolescents canadiens

by Thomas Caron

Publié le 2025-06-03 14:35:00. Une étude révèle que la majorité des adolescentes victimes de harcèlement sexuel en ligne au Canada ne signalent pas les abus, et demandent un renforcement de la législation pour une meilleure protection sur les plateformes numériques.

  • Seulement 20 % des adolescentes ayant subi des abus en ligne les signalent aux plateformes concernées.
  • 93 % des adolescentes estiment que le Canada devrait imposer légalement aux applications et plateformes de prévenir les préjudices en ligne.
  • 74 % des adolescentes soutiennent fermement une telle réglementation.

La vulnérabilité des adolescentes canadiennes face au harcèlement sexuel en ligne est mise en lumière par une nouvelle enquête. L’étude démontre que le problème ne se cantonne pas à des sites web obscurs, mais se manifeste principalement sur des applications populaires et omniprésentes dans la vie numérique des jeunes.

Malgré la gravité des expériences vécues, une proportion écrasante des adolescentes choisit de ne pas dénoncer les abus. L’enquête révèle que seulement 20 % des victimes ont signalé les faits sur la plateforme où ils se sont produits, principalement par manque de confiance dans l’efficacité des mesures qui pourraient être prises.

Les adolescentes interrogées sont claires sur les solutions à mettre en œuvre. Une large majorité, soit 93 %, estime que le gouvernement canadien devrait légalement exiger des applications et des plateformes qu’elles mettent en place des mesures de prévention des préjudices en ligne. Ce sentiment est partagé par 74 % des adolescentes qui soutiennent fermement une telle réglementation.

Ces résultats viennent renforcer les appels à l’établissement d’un cadre canadien global de sécurité en ligne, privilégiant une approche préventive plutôt qu’une réaction pénale après les faits. « Ces résultats s’ajoutent à la longue liste de preuves selon lesquelles les enfants au Canada sont des proies en ligne et j’espère que ces informations d’une importance cruciale, basées sur les expériences vécues par les enfants de notre pays, pourront contribuer à façonner les futures lois sur la sécurité en ligne au Canada », a déclaré Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance (C3P), dans un communiqué de presse.

L’enquête a été menée en ligne par Léger du 29 avril au 20 mai 2025, auprès de 1 279 adolescents canadiens âgés de 13 à 17 ans ayant été victimes d’au moins une forme de victimisation sexuelle en ligne. Les résultats ont été pondérés en fonction de l’âge, du sexe et de la région, en utilisant les données du recensement de 2021. Un échantillon probabiliste comparable présenterait une marge d’erreur de ±2,7 %, 19 fois sur 20.

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