Face à la recrudescence des troubles du sommeil, de nombreux produits en vente libre promettent des nuits paisibles. Une récente évaluation de plusieurs solutions, allant des pastilles à base de plantes aux sprays d’huiles essentielles, révèle des résultats contrastés et souligne l’importance d’une approche personnalisée.
Plusieurs alternatives se sont avérées efficaces, mais avec des nuances. Les Mints Rebalance Dream Sleep (31 pastilles pour 46 $ (environ 42 €)), sans mélatonine, se dissolvent lentement en libérant de la L-théanine, du L-tryptophane, du GABA et du champignon Reishi. L’experte a noté qu’il lui fallait trois pastilles pour ressentir un effet calmant. Elle teste actuellement la version enrichie en mélatonine pour comparer les résultats.
Les Gummies Olly Sleep (17 $ (environ 15 €)) à la mûre et à la menthe, contenant 3 mg de mélatonine, de la L-théanine, de la camomille, de la passiflore et de la mélisse, ont suscité des réactions mitigées. Si certains utilisateurs en sont très satisfaits, l’experte a constaté une efficacité variable, nécessitant parfois une dose plus élevée (jusqu’à quatre gommes, soit 6 mg de mélatonine) pour obtenir un effet significatif. Elle souligne que la mélatonine est généralement considérée comme sûre pendant la grossesse, mais qu’une consultation médicale est recommandée.
Les Gouttes d’eau de magnésium des profondeurs de sel de mer Kona (12 $ (environ 11 €)) extraient leur magnésium des eaux profondes hawaïennes. Bien que la gamme propose également un bain minéral calmant (8 $ (environ 7 €)) et une brume de magnésium (18 $ (environ 16 €)), ce sont les gouttes, à diluer dans de l’eau, qui ont semblé les plus efficaces, malgré une utilisation régulière de la brume en complément. Elles sont censées réguler le cycle veille-sommeil et favoriser un sommeil profond sans effet secondaire indésirable, mais leur efficacité n’a pas été constante.
Le Spray pour nerf vague I Want to Mean It (38 $ (environ 35 €)) vise à créer une atmosphère relaxante grâce à un mélange d’huiles essentielles de baies de genièvre, de lavande, de citronné, de camomille et de romarin marocain. L’experte décrit un parfum subtil, à la fois herbacé et citronné, qui a induit une sensation de détente comparable à celle d’un spa, bien que l’effet puisse être en partie subjectif.
En revanche, la Housse de coussin de mise à la terre (140 $ (environ 127 €)) n’a pas convaincu. Ce produit, censé connecter l’utilisateur aux électrons naturels de la Terre pour favoriser un sommeil réparateur, s’est avéré inconfortable et peu efficace. L’experte a relevé des préoccupations concernant la sécurité de l’appareil, qui nécessite une connexion électrique pendant l’utilisation.
Les Nourrisseurs nocturnes Canary (paquet de 60 pour 18 $ (environ 16 €)), à base d’ashwagandha, de camomille et de mélisse, n’ont pas produit d’effet notable malgré leur saveur agréable. De même, le Sommeil BodyHealth (42 $ (environ 38 €)), composé de gélules riches en « Perfect Amino », taurine, vitamine C, L-théanine, L-glycine, 5-HTP, L-glutamine, GABA et 3 mg de mélatonine, a provoqué des brûlures d’estomac et n’a pas amélioré la qualité du sommeil.
Avant de recourir à des solutions rapides, Monica Baenain, infirmière praticienne en gérontologie adulte au George Washington Center for Sleep Disorders, recommande d’adopter une bonne hygiène du sommeil : horaires réguliers, routine du coucher, éviction des écrans, de l’alcool et des lumières vives, et activité physique régulière. L’aménagement de la chambre à coucher, en fonction des préférences personnelles (température, masque de sommeil, machine à sons), est également essentiel.
Hannah Sagedy, adjointe au médecin au même centre, met en garde contre les risques de dépendance et de tolérance aux somnifères, qui sont destinés à une utilisation à court terme. Elle souligne les effets secondaires potentiels, tels que la somnolence, les troubles de la mémoire et les comportements anormaux pendant le sommeil (somnambulisme). Elle rappelle qu’il est déconseillé de conduire ou d’utiliser des machines sous l’influence de ces médicaments et que toute personne, en particulier les femmes enceintes ou celles souffrant de problèmes de santé préexistants, doit consulter un médecin avant de les utiliser.
Les médicaments contre l’insomnie approuvés par la FDA se déclinent en deux catégories : les médicaments sur ordonnance (comme l’Ambien) et les médicaments en vente libre, qui contiennent généralement de la doxylamine ou de la diphenhydramine. Ces derniers ne sont pas soumis aux mêmes réglementations que les médicaments sur ordonnance et certains ingrédients, comme la doxylamine, pourraient augmenter le risque de démence.
Parmi les ingrédients courants des somnifères en vente libre, on retrouve la mélatonine (hormone naturelle régulant l’horloge biologique), la vitamine B6 (favorisant la production de mélatonine), le magnésium (régulant le système nerveux), la L-théanine (favorisant la relaxation) et le GABA (calmant le cerveau). Il est important de les utiliser avec modération.
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