Publié le 12 octobre 2025 à 12h25. Israël se tient prêt à accueillir immédiatement les otages détenus par le Hamas, alors que des négociations en cours visent à obtenir leur libération rapide, tandis qu’un plan de destruction des tunnels du groupe terroriste est déjà en préparation.
- Israël est prêt à recevoir les otages dès leur libération.
- Le Hamas aurait rassemblé 20 otages vivants et serait prêt à les remettre.
- Après la libération des otages, Israël prévoit de détruire l’ensemble du réseau de tunnels du Hamas dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays était prêt à accueillir immédiatement tous les otages détenus par le Hamas. Cette déclaration intervient dans un contexte de négociations intenses, menées avec l’aide de médiateurs arabes, pour parvenir à une libération rapide des personnes enlevées lors de l’attaque du 7 octobre 2023.
Selon son bureau, Netanyahu s’est entretenu dimanche avec Gal Hirsch, le représentant des familles d’otages. Le vice-président américain, JD Vance, a également indiqué que la libération des otages pourrait intervenir « à tout moment ». La chaîne de télévision israélienne N12 a rapporté que cette libération était attendue dans la nuit de lundi.
« Israël est prêt et disposé à accueillir tous nos otages immédiatement »,
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
Le délai de 72 heures fixé dans le cadre du plan de paix proposé par l’ancien président américain Donald Trump expire lundi à midi. Le Hamas aurait déjà assuré qu’il remettrait tous les otages vivants, et si possible les corps des défunts, avant 5 heures du matin (heure de Paris) lundi.
Le Wall Street Journal a rapporté que le Hamas avait informé Israël, par l’intermédiaire de médiateurs arabes, avoir rassemblé 20 otages encore en vie et être prêt à les libérer dès dimanche. Il s’agit de la première confirmation par le Hamas que 20 des personnes kidnappées le 7 octobre 2023 sont toujours en vie. Les services de renseignement israéliens estiment qu’un total de 48 otages se trouvent encore dans la bande de Gaza, dont une femme. Parmi eux, sept sont des ressortissants allemands.
Le retour des otages sera organisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sans cérémonie publique ni présence de médias. Après un examen médical initial et une rencontre avec leurs proches au camp militaire de Reim, situé à proximité de la bande de Gaza, les personnes libérées devraient être transportées par avion vers des hôpitaux.
Israël se prépare également à identifier les corps des otages décédés. Le ministère des Services religieux a achevé les préparatifs nécessaires, selon le Jerusalem Post . Yehuda Avidan, directeur général du ministère, a exprimé la crainte que le Hamas ne puisse pas restituer tous les restes des victimes.
« Notre plus grande crainte est que le Hamas déclare qu’il ne peut pas retrouver certains corps, laissant ainsi les familles dans l’incertitude. »
Yehuda Avidan, directeur général du ministère des Services religieux
Après des contrôles de sécurité rigoureux, les corps devraient être transférés à l’institut médico-légal de Tel Aviv pour identification.
Parallèlement, Israël prévoit de détruire l’ensemble du réseau de tunnels souterrains utilisés par les combattants du Hamas dans la bande de Gaza, une fois le cessez-le-feu en vigueur et les otages libérés. « Le principal défi d’Israël après la phase de rapatriement des otages sera la destruction de tous les tunnels terroristes du Hamas dans la bande de Gaza », a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz sur la plateforme X.
Cette opération sera menée à la fois par l’armée israélienne et « par le biais d’un mécanisme international qui sera mis en place sous la direction et la supervision des États-Unis ». Katz a demandé à l’armée de « se préparer à accomplir cette tâche », dans le but de démilitariser la bande de Gaza et de désarmer le Hamas.
Bien que l’armée israélienne se soit partiellement retirée, elle contrôle encore 53 % de la bande de Gaza, selon les médias. Un nouveau retrait est conditionné au désarmement du Hamas, une condition que l’organisation terroriste a jusqu’à présent refusée de remplir. (APA/apd)
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