Publié le 2025-11-11 15:52:00. Une nouvelle étude publiée dans The Lancet Neurology révèle que l’activité physique régulière, une alimentation équilibrée et la gestion du stress ne se contentent pas d’améliorer les symptômes de la maladie de Parkinson, mais pourraient également freiner sa progression.
- L’exercice physique, une alimentation saine et la réduction du stress sont bénéfiques pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
- Le régime méditerranéen, riche en végétaux, est associé à un risque réduit de développer la maladie et à une amélioration des fonctions digestives chez les patients.
- Un régime cétogène, pauvre en glucides et riche en graisses, n’a pas démontré d’effets positifs significatifs et peut être difficile à suivre.
La maladie de Parkinson, affection neurologique complexe, est influencée par de multiples facteurs biologiques. Selon les chercheurs du Radboud UMC, les habitudes de vie jouent un rôle crucial en agissant simultanément sur plusieurs processus pathologiques. Ils peuvent notamment réduire l’inflammation cérébrale, améliorer la circulation sanguine et l’oxygénation, stimuler la production de protéines protectrices et moduler positivement la flore intestinale, contribuant ainsi à la santé globale du cerveau.
L’étude met en évidence trois piliers essentiels pour la gestion de la maladie : l’activité physique, la nutrition et la réduction du stress. Des recommandations spécifiques ont été élaborées pour chacun de ces domaines, basées sur les connaissances scientifiques actuelles.
En matière d’alimentation, les personnes suivant un régime méditerranéen présentent un risque plus faible de développer la maladie de Parkinson par rapport à celles consommant une grande quantité de viande rouge et d’aliments transformés. Ce régime privilégie les végétaux – légumes, céréales complètes, fruits à coque, graines et légumineuses – et limite les produits industriels riches en sucres et en sel, tels que les snacks, les biscuits et les plats préparés.
Les recherches indiquent que le régime méditerranéen a un impact positif sur le transit intestinal et les fonctions cognitives des patients. Les aliments riches en fibres, comme les céréales complètes, les légumes et les fruits, préviennent la constipation et favorisent une meilleure absorption des médicaments. Une hydratation adéquate, avec une préférence pour l’eau, le café et le thé, est également recommandée.
L’étude a également examiné l’impact d’un régime cétogène, caractérisé par une faible consommation de glucides et une forte consommation de graisses. À ce jour, aucun bénéfice significatif n’a été démontré chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. De plus, ce régime est difficile à maintenir sur le long terme et peut entraîner des carences nutritionnelles, ainsi qu’une perte de poids et de masse musculaire.
L’apport en protéines est un point délicat, car il peut interférer avec l’absorption de la lévodopa, un médicament couramment utilisé pour traiter la maladie de Parkinson. Cependant, les protéines restent indispensables à une bonne santé. Il est donc conseillé de les consommer en dehors des heures de prise de médicaments. Pour les patients présentant une carence protéique, la protéine de lactosérum, un sous-produit de la fabrication du fromage, semble être une option sûre.
Les résultats de cette recherche sont disponibles dans l’article Le rôle des interventions liées au mode de vie dans la gestion des symptômes et la modification de la maladie de Parkinson publié dans The Lancet Neurology.
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