Publié le 2024-02-29 10:22:00. Le nombre de diagnostics de cancer de l’utérus a augmenté de 12 % au Royaume-Uni au cours des dix dernières années, une hausse qui inquiète les spécialistes et souligne l’importance d’une détection précoce.
- Le cancer de l’utérus, ou cancer de l’endomètre, est le quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes au Royaume-Uni.
- Des facteurs tels que l’obésité, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’hormonothérapie à base d’œstrogènes seuls peuvent augmenter le risque.
- Un nouveau test diagnostique moins invasif, basé sur une technologie similaire à celle utilisée pour les tests Covid, est désormais disponible.
L’association caritative The Eve Appeal alerte sur une augmentation significative des cas de cancer de l’utérus au Royaume-Uni. Au cours de la dernière décennie, le nombre de femmes diagnostiquées avec cette maladie a progressé de 12 %, un chiffre qui appelle à la vigilance et à une meilleure information.
Le cancer de l’endomètre, comme l’explique le Dr Sang, obstétricien-gynécologue au London Gynecology, se développe lorsque les cellules de la muqueuse utérine prolifèrent de manière anormale.
« Ce type de cancer survient le plus souvent dans la muqueuse utérine, connue sous le nom de cancer de l’endomètre. »
Dr Sang, obstétricien-gynécologue au London Gynecology
Ce développement incontrôlé est souvent lié à des déséquilibres hormonaux, notamment un excès d’œstrogènes non compensé par la progestérone, entraînant un épaississement excessif de l’endomètre.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à ces déséquilibres. L’obésité, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’utilisation d’une hormonothérapie de substitution contenant uniquement des œstrogènes sont particulièrement à risque. Des antécédents personnels ou familiaux de diabète ou de cancer de l’utérus ou colorectal peuvent également augmenter la probabilité de développer la maladie.
Le principal signe d’alerte est un saignement vaginal anormal, qui peut se manifester de différentes manières : saignements inattendus, notamment après la ménopause ; saignements entre les règles ; menstruations plus longues ou plus abondantes que d’habitude ; ou encore des pertes vaginales anormales, en particulier pendant la ménopause, pouvant être striées de sang, roses ou brunes.
Selon Cancer Research, la majorité des femmes diagnostiquées avec un cancer de l’utérus sont ménopausées, avec une tranche d’âge la plus touchée entre 75 et 79 ans. Le risque de développer un cancer de l’endomètre au cours d’une vie est estimé à 1 sur 100, avec une incidence maximale entre 50 et 60 ans.
Heureusement, des avancées diagnostiques sont en cours. Un nouveau test, appelé Wid-Easy, offre une alternative moins invasive pour détecter le cancer de l’utérus. Il utilise une technologie similaire à celle des tests Covid, permettant d’analyser un simple prélèvement effectué à l’aide d’un tampon pour rechercher des modifications de l’ADN pouvant indiquer la présence de cellules cancéreuses.
Le traitement standard du cancer de l’utérus reste l’hystérectomie, c’est-à-dire l’ablation chirurgicale de l’utérus. Dans les cas précoces, une hystérectomie laparoscopique, réalisée par de petites incisions, permet une hospitalisation courte et une récupération rapide. Une radiothérapie complémentaire peut parfois être envisagée pour réduire le risque de récidive.
Les spécialistes insistent sur l’importance cruciale de la sensibilisation et du dépistage précoce pour améliorer les chances de guérison et la qualité de vie des patientes. Une détection rapide permet d’intervenir plus efficacement et d’optimiser les résultats du traitement.
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